URGENT : Un poème connu et court

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VIP de la bulle

URGENT : Un poème connu et court  by on Dim Mars 23, 2008 16:40  

Je fais appel à toutes les Glamourettes pour me trouver un poème.

Je dois réciter un poème, faire une biographie sur l'auteur et expliquer le texte.
Je cherche donc un poème court :lol: et connu (pour trouver une explication sur le net) et si ça pouvait être un joli poème.
J'avais pensé à Il pleure dans mon cœur de Verlaine, j'aime beaucoup ce poète, mais une élève l'a déjà pris.
Je continue mes recherches en espérant que vous pourrez m'aider.

P-S : Et j'ai une semaine pour tout apprendre.



Cherche robe CDC à carreaux, bottes D.co Copenhagen de Betty.

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Prêtresse du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 16:50  

Cors de chasse
Notre histoire est noble et tragique
Comme le masque d'un tyran
Nul drame hasardeux ou magique
Aucun détail indifférent
Ne rend notre amour pathétique

Et Thomas de Quincey buvant
L'opium poison doux et chaste
À sa pauvre Anne allait rêvant
Passons passons puisque tout passe
Je me retournerai souvent

Les souvenirs sont cors de chasse
Dont meurt le bruit parmi le vent

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

J'aime beaucoup ce poème, court et facile à apprendre.
Qu'en dis-tu ?



"La sagesse est plus vulnérable que la beauté; car la sagesse est un art impur."(Malraux)
Voyez mon joli sac Longchamp à 1 euro sur Ebay !

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Papesse du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 17:05  

Le dormeur du val, de Rimbaud

C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Mais fais l'analyse toi-même, au lieu de recopier bêtement ce que tu auras trouvé sur le net. Le (la) prof risque de sentir que ça ne vient pas de toi, de toute façon.



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Glam'experte

Le pont Mirabeau  by on Dim Mars 23, 2008 17:32  

Un classique, mais tellement beau:

Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)



Nunuche.
http://www.battrelepave.blogspot.com
http://www.tasteofparis.wordpress.com

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VIP de la bulle

  by on Dim Mars 23, 2008 17:37  

J'aime beaucoup vos poèmes (par contre le Dormeur du Val je peux pas le prendre on l'a étudié) et je ne voulais pas copier sur internet mais m'en inspirer car dans les poèmes il y a beaucoup de symboles qui sont durs à trouver dès le début.



Cherche robe CDC à carreaux, bottes D.co Copenhagen de Betty.

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PDGère du glam

  by on Dim Mars 23, 2008 18:06  

Et cet autre, de Verlaine ?

LE CIEL EST PAR-DESSUS LE TOIT
(6ème pièce de la partie III de Sagesse)

Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.

La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.

Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.

- Qu’as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu’as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?

(j'adore celui-là !)

Et un commentaire composé :
http://www.etudes-litteraires.com/forum ... essus-toit



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Glam'bulleuse

  by on Dim Mars 23, 2008 18:07  

Demain dès l'aube, de Victor Hugo

Demain dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends
J'irai pas la forêt, j'irai par la montagne,
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps
[...]

ça doit être le début, c'est assez connu et court, et il y a de quoi analyser, par rapport à la vie de Hugo notamment (il parle de sa fille Léopoldine il me semble)





Glam'bulleuse

  by on Dim Mars 23, 2008 18:25  

Un sonnet c'est bien. 14 vers.
Louise Labbé par exemple : "Je vis, je meurs, je me brûle et me noie"...
Du Bellay, "heureux qui comme Ulysse" que tu peux même répéter avec Ridan !
Ma bohème, Venus Anadyomène, Au Cabaret Vert de Rimbaud.
A une passante de Baudelaire.



Carnet de mode d'une apprentie modeuse
http://whitechalk.over-blog.com

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Ministre du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 18:39  

Chanson d'automne de Verlaine



Mes ventes, mises à jour le 13/12!

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Haut Fonctionnaire du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 18:48  

J'aime bien le sonnet "Heureux qui comme Ulysse" de du Bellay.

Il est connu, pas très long et facile à mémoriser car il a fait l'objet d'une chanson, il y a un an à peu près (par Ridan).

Par contre soit très prudente avec les commentaires sur internet
1) c'est pas forcément toujours excellent (loin de là)
2) ton/ta prof n'est pas dupe non plus, y a des tas d'élèves qui ont du lui faire le coup...



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Glam'bulleuse

  by on Dim Mars 23, 2008 19:01  

...



Dernière édition par la_fee_minine le Lun Avr 27, 2009 10:57, édité 1 fois.

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Prêtresse du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 19:04  

Demain dès l'aube -> un classique de Victor Hugo
Chansons d'automne -> Verlaine
Les sonnets de Louise Labbé sont magnifiques
Après trois ans, Verlaine (très beau, je l'avais même appris en 5ème)
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,
Je me suis promené dans le petit jardin
Qu'éclairait doucement le soleil du matin,
Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle.

Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle
De vigne folle avec les chaises de rotin...
Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin
Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.

Les roses comme avant palpitent ; comme avant,
Les grands lys orgueilleux se balancent au vent,
Chaque alouette qui va et vient m'est connue.

Même j'ai retrouvé debout la Velléda,
Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue,
- Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.


ou alors Invitation au voyage de Baudelaire :

Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.


Sinon dans les classiques encore, il y a L'Albatros de Baudelaire, Le Lac de Lamartine ... ou le Buffet de Rimbaud (j'arrête mais quand on me parle poèsie j'essaye de retrouver tous les poèmes qui m'ont marqué !!)



Les hasards de notre vie nous ressemblent. Elsa Triolet
http://confessionsdemalou.blogspot.com/

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Glam'saucisse

  by on Dim Mars 23, 2008 20:07  

Le petit endroit, d'Alfred de Musset ? :oops:



Dingue. Je me suis remise à écrire. http://chipolata.over-blog.com/
Design avatar : Pénélope Bagieu



Glam'oureuse

  by on Dim Mars 23, 2008 21:44  

J'aime beaucoup ce poème de Verlaine que j'ai étudié au lycée, il y a longtemps maintenant :cry:

Ce rêve familier

Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aime
Et qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.
Car elle me comprend, et mon cœur, transparent
Pour elle seule, hélas ! cesse d'être un problème
Pour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,
Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.
Est-elle brune, blonde ou rousse ? - je l'ignore.
Son nom? je me souviens qu'il est doux et sonore
Comme ceux des aimés que la Vie exila.
Son regard est pareil au regard des statues,
Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle a
L'inflexion des voix chères qui se sont tues.



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Présidente du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 21:52  

Baudelaire :

Tristesses de la lune

Ce soir, la lune rêve avec plus de paresse
Ainsi qu’une beauté, sur de nombreux coussins
Qui d’une main distraite et légère caresse
Avant de s’endormir le contour de ses seins

Sur le dos satiné des molles avalanches
Mourante, elle se livre aux longues pâmoisons
Et promène ses yeux sur les visions blanches
Qui montent dans l’azur comme des floraisons

Quand parfois sur ce globe, en sa langueur oisive
Elle laisse filer une larme furtive
Un poète pieux, ennemi du sommeil

Dans le creux de sa main prend cette larme pâle
Aux reflets irisés comme un fragment d’opale
Et la met dans son cœur loin des yeux du soleil




Rudyard Kipling :

Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou, perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leur bouche folle,
Sans mentir toi-même d'un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur ;
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,

Alors, les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un Homme, mon fils.



"Un homme sans défauts est comme une montagne sans crevasses. Il ne m'intéresse pas." René Char

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Papesse du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 21:56  

Ma préférence : chanson d'automne de Verlaine

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure;

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà
Pareil à la
Feuille morte.



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Prêtresse du Glam

  by on Dim Mars 23, 2008 22:06  

@circé69 & lunairia : se sont deux très beaux poèmes que j'adore ... je n'y avais même pas pensé à Kipling !!!



Les hasards de notre vie nous ressemblent. Elsa Triolet
http://confessionsdemalou.blogspot.com/

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Papesse du Glam

  by on Lun Mars 24, 2008 1:12  

diiam0ndz a écrit:
je ne voulais pas copier sur internet mais m'en inspirer car dans les poèmes il y a beaucoup de symboles qui sont durs à trouver dès le début.

Bien sûr, mais à toi de travailler un petit peu et de mettre en pratique ce que vous avez vu en court !! C'est trop facile d'aller chopper les réponses sur le net, de recopier bêtement sans comprendre...

C'est bien une présentation orale que vous devez faire ? Si oui, j'imagine que le/la prof sera plus indulgent(e) que dans le cadre d'un commentaire composé écrit...

Essaye au moins de lire le poème que tu auras choisi plusieurs fois, sans rien noter. Puis relève les différents thèmes, identifie la forme (types de rimes, césures, etc.) et la tonalité (comique, tragique, satirique, etc.), repère les champs lexicaux ainsi que les figures de style utilisées. --> Qu'est-ce que l'auteur a voulu dire ? Quels sentiments ressens-tu à la lecture de ce poème ?

Il faut décortiquer tous les mots et leurs liens entre eux (même les plus petits, ex: pourquoi le déterminant est "le" et pas "un" ? ou pourquoi il y a "nos" et pas "mes" ?).

Un commentaire doit être personnel : il peut donc y avoir quantité de "plans" d'analyse différents !



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VIP de la bulle

  by on Lun Mars 24, 2008 2:25  

+ 1 LallaRookh
+ 1 pour "Demain, dès l'aube"

Essaie au moins de répondre aux exemples de questions que LallaRookh te donne ci-dessus, tu verras c'est pas sorcier et je suis certaine que ça te donnera des pistes, des "axes de lecture"...
Bon courage miss :D

Halala ça me donne envie de relire de la poésie ce sujet...



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Prêtresse du Glam

  by on Lun Mars 24, 2008 9:40  

Au Cabaret-Vert, cinq heures du soir de Rimbaud

Depuis huit jours, j'avais déchiré mes bottines
Aux cailloux des chemins. J'entrais à Charleroi.
− Au Cabaret-Vert : je demandai des tartines
De beurre et du jambon qui fût à moitié froid.

Bienheureux, j'allongeai les jambes sous la table
Verte : je contemplai les sujets très naïfs
De la tapisserie. − Et ce fut adorable,
Quand la fille aux tétons énormes, aux yeux vifs,

− Celle-là, ce n'est pas un baiser qui l'épeure ! −
Rieuse, m'apporta des tartines de beurre,
Du jambon tiède, dans un plat colorié,

Du jambon rose et blanc parfumé d'une gousse
D'ail, − et m'emplit la chope immense, avec sa mousse
Que dorait un rayon de soleil arriéré.

Octobre 70.


Il est vraiment facile à étudier pour du Rimbaud, si tu connais un peu sa biographie, tu comprendras vite que ce poeme témoigne d'une de ses fugues de jeunesse. Comme tu peux le voir, il illustre son gout prononcé pour les choses simples de la vie.



 

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