Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

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Galla_Placidia
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Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Galla_Placidia » dim. déc. 13, 2009 1:48

Un article intéressant à lire, paru dans le Monde du 12/12/2009

J'aurais aimé avoir votre avis....

Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie

Un secteur en péril. Les PME françaises de la haute façon - qui cousent et réalisent les vêtements pour les maisons de couture - voient leur carnet de commandes chuter. Leurs clients partant à l'étranger, elles licencient à tour de bras. Disparaissent aussi.

Christian Estrosi, le ministre de l'industrie, a récemment convié des acteurs du luxe et de la mode française pour "refonder" leurs relations avec leurs sous-traitants. Il promet, pour la fin janvier 2010, une charte de bonne conduite entre les grandes griffes françaises et ces entreprises qui garantissent un label "made in France". Grande première, les patrons de Dior, Hermès, LVMH, Chanel, Lanvin, Balenciaga, Jean Paul Gaultier, Céline, Sonia Rykiel, Lefranc Ferrand ou Agnès b s'en alarment et pourraient s'engager sur un minimum de commandes.

World Tricot débouté face à Chanel

L'ancien petit sous-traitant de Chanel, World Tricot, qui accusait la maison de haute couture de "contrefaçon", a été débouté par la justice, vendredi 11 décembre, qui a toutefois condamné Chanel à lui payer 400 000 euros de dommages et intérêts pour rupture abusive de contrat. Jugeant parallèlement World Tricot coupable de "dénigrement manifeste", le tribunal de commerce de Paris a condamné la PME à verser à deux filiales de Chanel un total de 200 000 euros de dommages et intérêts.

La façon ne représente plus que 250 petites et moyennes entreprise (PME) de plus de 20 salariés, dont la moitié travaille pour le luxe. Selon Clarisse Reille, chargée de mission à Bercy, ce microsecteur représente 6 000 emplois, essentiellement dans les pays de la Loire. Elle met en lumière, dans un rapport sur ce secteur, "la forte asymétrie" entre les donneurs d'ordre (les griffes, les marques) et la façon : là où la profitabilité des premiers s'élève à 23,8 %, celle des petites mains tombe à 4,4 %.

Par ailleurs, le coût de la façon ne représente que 5 % à 7,5 % du prix de vente final du vêtement. "L'argument selon lequel le coût des façonniers français serait trop élevé et constituerait un problème sérieux aux donneurs d'ordre s'avère largement exagéré", affirme celle qui est aussi chargée de favoriser l'émergence de ce code de bonne conduite.

Sur le terrain, ces PME constatent une baisse des ventes, un recours massif des donneurs d'ordre à la délocalisation. "Les carnets de commande ont chuté de 30 % à 60 % depuis septembre 2008, pendant que les emplois ont fondu de 15 % à 20 %", souligne Laurent Vandenbor, délégué général de Ouest Mode Industrie, qui représente une centaine d'industriels.

"Dans le textile, les délocalisations datent des années 1970, affirme Jean-Pierre Chanteclair, président d'une société du même nom à Troyes. Depuis 2000, on perd presque chaque année notre premier client." Sonia Rykiel, elle, a déjà stoppé ses commandes de tee-shirts qu'elle fait fabriquer au Portugal. Le gouvernement aide certes "les entreprises innovantes. Mais je n'ai pas l'intention d'habiller les gens qui vont sur la Lune", dit-il.

Le mal est plus profond aux yeux de Daniel Juvin, président de Grandis, dans la Manche : "L'industrie de la main-d'oeuvre a été sacrifiée sur l'autel des délocalisations. Il est grand temps de répartir différemment la valeur des choses. Aujourd'hui, le produit ne vaut plus rien : si l'on regarde une multinationale comme Nike, 33 % du prix du produit provient de la recherche et du développement, du marketing et de la communication, qui emploient 23 000 personnes dans le monde ; la fabrication ne représente plus que 2 % de sa valeur mais emploie 600 000 personnes. On n'achète plus le produit en tant que tel mais la publicité, les stars qui le portent." Grandis a subi la crise et la perte d'un de ses importants clients, Christian Lacroix, qu'il a soutenu jusqu'au bout. "On a peu compris à quel point l'industrie joue un rôle fondamental dans l'aménagement du territoire", ajoute-t-il.

"Notre principal problème, c'est de nous faire payer", se désole avec franchise Martine Durand, gérante de la TPE gardoise Circé. Comme de nombreux façonniers, ses gros clients sont partis à l'étranger. D'abord la maison Chacok en 2006, puis Madame Zaza de Marseille et Coco Menthe. Mme Durand a dû licencier, mais continue de travailler pour Cacharel. Avec une nouvelle règle du jeu : le travail n'est donné que si le chèque est là.

"BOMBE À RETARDEMENT"

A Roanne, Chantal Laboure, gérante de Jean Ruiz, travaille avec des créateurs haut de gamme comme Pôles ou Anne Valérie Hasch. "On fait de la mise au point de produits, si bien que nous facturons aux clients la recherche, alors que ce sont eux qui bénéficient du crédit d'impôt recherche", s'agace-t-elle. "Cotraitante", elle achète le fil, mais est payée tardivement, parfois à 60 jours. La société Simon Fonlupt, en Mayenne, a quant à elle failli perdre Céline (LVMH) comme client, qui, après avoir envisagé au printemps de délocaliser sa production en Italie, a finalement fait machine arrière.

"Il y a des avancées", constate Mme Reille, comme les mesures destinées à assouplir le recours au chômage partiel. Elle cherche à améliorer la compétitivité des façonniers et examine les dysfonctionnements de cette filière. L'un d'eux tient aux délais trop longs - en moyenne 50 semaines - entre le dessin d'un modèle et sa mise en boutique. "L'Etat a mis en place des outils d'attente qui seront précieux s'il y a une reprise, sinon, cela aura l'effet d'une bombe à retardement", prévoit M. Vandenbor.
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Galla_Placidia » dim. déc. 13, 2009 1:52

Et pour ceux qui ont le courage, entretien d'Agnès B avec le Monde, 12/12/2009

Agnès b. a attiré très tôt l'attention des pouvoirs publics sur les difficultés des façonniers français. Elle explique sa façon de défendre le "made in France".

Quelle est la part de vos vêtements qui sont fabriqués en France ?

Près de 37 % de nos volumes de vente pour une valeur d'achat de 57 %. Nous sommes les seuls à se situer à un tel niveau d'engagement. Nous travaillons, parfois depuis vingt-cinq ans, avec neuf usines françaises qui occupent au total 500 personnes. Pour certains façonniers comme TAT (tricotage), près de Toulouse, nos commandes représentent plus de 50 % du chiffre d'affaires. Nos tee-shirts rayés sont fabriqués à Troyes. Les robes, les jupes, les pantalons, les manteaux dans les Pays de la Loire.

Couturière chez un sous-traitant du luxe, Yann Bastien, en 2007 à Romans-sur-Isère.

Mais quand vous avez démarré, tout était fabriqué en France...

Aujourd'hui, il n'est plus possible de faire fabriquer en France des jeans ou des costumes pour hommes. Il n'y a plus d'ateliers pour cela. Tout doit être fait en Italie, en Roumanie pour les costumes, au Maroc pour les jeans. En France, deux des ateliers avec lesquels nous travaillions ont fermé, car ils n'avaient plus assez de commandes. Je n'ai jamais été de celles qui ont délocalisé pour gagner plus d'argent. Au contraire, j'ai toujours freiné pour que l'on continue à fabriquer en France. Même si une minute de confection coûte 70 fois plus cher qu'en Thaïlande. On aurait gagné 3 millions d'euros de plus par an si tout avait été délocalisé. En Asie, où nous réalisons plus de 60 % de notre chiffre d'affaires (sur 248 millions d'euros en 2008), les clients sont demandeurs du label Made in France.

Où faites-vous confectionner ce qui ne l'est plus en France ?

En Chine, pour les pulls en cachemire et en soie, parce que les matières premières se situent là-bas. Pour la même raison, c'est au Pérou qu'est confectionné l'alpaga. A l'île Maurice, où ils ont acquis un savoir-faire dans le tricot. Les Japonais préfèrent les jeans fabriqués chez eux. Et les chaussures sont faites en Espagne, en Italie ou au Maroc car il n'existe plus de fabricants en France.

Que pensez-vous de l'idée du ministère de l'industrie de demander aux donneurs d'ordre de s'engager sur un niveau de fabrication dans l'Hexagone ?

J'espère qu'ils vont s'engager, même si ce n'est pas simple. Ce n'est qu'un début, une prise de conscience.
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Galla_Placidia
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Galla_Placidia » dim. déc. 13, 2009 13:38

Oui c'est moi qui suis assez attachée au made in france ou made in Europe (espagne, UK, etc.).

Et l'article ne fait que confirmer mon point de vue .... :?
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Dakota. » dim. déc. 13, 2009 15:52

S'ils baissent les prix, les gens qui les achètent n'auront plus l'impression de porter quelque chose d'"exceptionnel". Moi les marques comme Sandro et compagnie j'aime bien, d'une part pour les fringues qui sont canon, mais aussi parce qu'il est vrai que ce n'est pas tout le monde qui peut se l'offrir. Franchement (et la je sens les critiques venir, mais bon tanpis...) si toutes les petites fashionista des banlieues se mettaient à porter du Maje parce que la robe ne coute plus que 60 euro, la marque perdrait un peut de son interet pour beaucoup de personnes. Y en a qui ont pour but de vendre en masse, et y en a d'autres qui cherche plutot l'"exclusivié". Et c'est fait exprès, ils ont défini leurs cibles et visent des csp+, je ne pense pas qu'ils cherchent à attirer les gens à revenus disons modeste. C'est une question de positionnement.
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar sosotess » lun. déc. 14, 2009 9:02

Complètement d'accord avec Nanou! La personne qui se paye du Maje ou du Sandro, même si elle en a les moyens, n'a-t-elle pas la fâcheuse impression d'être un pigeon sur le dos de qui on se fait du fric facile avec des vêtements de piètre qualité? Enfin, si ces gens là s'en foutent, c'est leur problème, mais je préfère ne pas en faire partie. Je trouve ça affligeant!
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Hyyo » lun. déc. 14, 2009 15:56

+1 avec Nanou. Quand je vois que je peux encore porter les bottes que mon père a offertes à ma mère 6 mois après leur rencontre (Bally, une marque suisse qui n'était déjà pas franchement donnée à l'époque - à peu près l'équivalent' de Sandro aujourd'hui pour les fringues, au-dessus pour les chaussures), je me dis que pour un prix élevé on peut avoir l'exclusivité (relative, bien sûr) si on y tient ET la qualité...
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Reed » lun. déc. 14, 2009 18:48

Je suis assez d'accord avec tout ce qui vient de se dire, je comprends bien que les marques comme maje, sandro, Z&V veulent cibler une clientèle bien définie mais dans ces cas là pourquoi ne pas accorder la qualité avec l'image de la marque ? Ou alors non on veut le fric des clients mais sans fournir la prestation qui y correspond .... c'est n'importe quoi !
Ces marques ont largement les moyens de fabriquer leurs pièces en France surtout quand on voit dans l'article que :
la fabrication ne représente plus que 2 % de sa valeur

Il faudrait arrêter avec cette politique du profit à tout prix.
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar Caroline » ven. déc. 18, 2009 15:46

Le problème est aussi que la plupart des gens s'en fichent pas mal de la qualité.
Les vêtements aujourd'hui sont jetables, on les porte quelques fois et hop ils sont has been, ils n'ont même pas le temps d'être usés... Donc le souci vient aussi de la demande, on est de moins en moins nombreuses à faire attention aux matières, aux finitions etc.
Donc oui Maje and co pourraient faire de la qualité mais ça serait plus cher et plus de soucis pour eux pour pas forcément plus de ventes...
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar melle-dubndidu » ven. déc. 18, 2009 19:16

Bally n'existe plus ils ont déposé le bilan (en France) en tout cas dans les années 2000.

Je trouve ca honteux que des marques de luxe francaise, fleuron de notre économie, qui se font meme en fabricant en France ou UE (entendez aussi les petites mains polonaises ou roumaines) des marges ENORME osent delocalisé
(j'ai lu en diagonale les articles).
Acheté du Chanel et voir fabriqué en Turquie ou Inde (je caricature) c'est bof, surtout que Chanel utilise l'image de la France pour vendre.
Peut etre plus vrais des marques du types CDC ou Z&V qui osent vendre des trucs à 300 euros fabriqués en Chine ou pays du tiers-monde c'est la honte
Le luxe, pour c'est aussi la fabrication dans le respect de l'art textile, pas l'exploitation de petites mains. :shock:
SI je dois débourser 500 euros pour un manteau je m'attends a la de qualité et pas de la "merde" enveloppé dans un beau bas de soie siglé CDC...
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar valmontetmerveilles » ven. déc. 18, 2009 21:39

Dakota. a écrit :S'ils baissent les prix, les gens qui les achètent n'auront plus l'impression de porter quelque chose d'"exceptionnel". .. si toutes les petites fashionista des banlieues se mettaient à porter du Maje parce que la robe ne coute plus que 60 euro, la marque perdrait un peut de son interet pour beaucoup de personnes. Y en a qui ont pour but de vendre en masse, et y en a d'autres qui cherche plutot l'"exclusivié". Et c'est fait exprès, ils ont défini leurs cibles et visent des csp+, je ne pense pas qu'ils cherchent à attirer les gens à revenus disons modeste. C'est une question de positionnement.
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L'analyse est très juste. La mode est devenu un enooorme business qui fonctionne comme n'importe quel autre business, si on peut grignoter 3 sous içi ou là. .. Et la baisse de qualité a aussi touché les couturiers, Saint Laurent par ex. Mais euh...sans vouloir vexer personne, il ne me semble pas que Maje, Sandro ou Vanessa Bruno soient quelque chose d'exceptionnel ni d'exclusif .Il souhaitent le devenir , c'est autre chose. Mais ils ne véhiculent pas un univers esthétique riche et puissant ou une vision unique du vêtement , comme justement on pu le faire Saint Laurent ou Lacroix, pour ne citer qu'eux.On est toujours un peu le fashionista de banlieu de quelqu'un...
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar melle-dubndidu » ven. déc. 18, 2009 22:15

HS : Défunt Lacroix devrait-on dire
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Re: Façonniers du luxe, un secteur à l'agonie ; Le monde

Messagepar valmontetmerveilles » ven. déc. 18, 2009 22:34

Oui , tout à fait et d'ailleurs le Saint Laurent auquel je pensais était "le vrai" , Yves. Mais bon, Gaultier aussi et ça marche plutôt bien pour lui.
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Messagepar Violette Sauvage » mar. janv. 12, 2010 16:38

Naïveté et hypocrisie...Voila ce que m'inspirent les réactions des gens a ce sujet, je ne parle pas forcement des vôtres, mais des clients en général.
Qui ose encore croire que quoique ce soit est fabriqué en France de nos jours.
Il suffit qu'une partie de la production d'un pull par exemple soit réalisée en hexagone pour avoir le droit d'apposer une étiquette ''fabriquée en France''...Cette petite part si ma mémoire est bonne est de 20% !

Ensuite j'ai toujours entendu mon père( un vieux routier du commerce) dire que les gens n'achèteraient pas tel article en dessous d'un certain prix, sinon il aurait l'impression d'acheter de la piètre qualité. C'est aberrant et pourtant c'est vrai!( Et la vous vous dites''Oh non pas moi!)

J'entend souvent que les commerçants sont des voleurs, des profiteurs...Et ca me révolte quand on sait le travail monumental que représente un pme, tenir une affaire, s'en sortir,etc... en ces temps de crise.
Ces mêmes personnes qui pensent ca n'ont cependant pas de scrupules a acheter des marques, que ce soit H&M ou Chanel. Alors qu'en creusant un peu( il suffit de lire cet article)...leur manière de travailler, de faire du profit parait odieuse. Et pourtant, ils font marcher l'économie et sont donc extrêmement utiles.
On ne peut pas tout résumer a '' Bouuuuh les vilains ils se font du pognon sur notre dos !''

C'est pour ca que je suis partisane du vintage, des articles de seconde main,etc,...Parce que la au moins j'ai l'impression d'en avoir pour mon argent !
Et j'ai vraiment du mal a comprendre les personnes a qui ca ne saute pas aux yeux.
Exemple l'autre jour je vend un sac en lézard des années 30 en parfait état a 80euros. Réaction d'une dame: Pffff c'est cheeeer ! Mais madame, vous portez un sac en plastique chinois qui coute 40euros, sans avenir, sans étique, sans histoire, sans charme...Le même que tout le monde. Alors que le mien il a 80ans, que je l'ai chine avec amour sur une brocante a 4h du mat' en hiver, retapé moi-meme,etc...Et c'est cher !????
Purée ou sont passe nos valeurs ???

Et pour vous convaincre que l'industrie de la mode n'est pas pire que le reste, réfléchissez deux minutes a combien revient une crêpe ( oui, oui une crêpe!) que vous payer 3euros ?!...Ca laisse songeur !!!

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