Questions existencielles.

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Kumy
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Messagepar Kumy » lun. nov. 26, 2007 10:37

Salut à toutes.
Bon, je me lance, ça fait qq jours que j'y pense, à force de lire beaucoup d'entre vous qui rencontrent des problèmes dans leur vie personnelle, et après avoir moi-même posé quelques posts, je me lance.
Mon problème, c'est des crises récurrentes. Je les appelles "crises" depuis un peu plus d'un an maintenant, avant je ne savais pas comment les nommer.
Elles se traduisent par une sorte d'auto flagellation, je me sens très mal dans ma peau, physiquement et moralement. J'ai les larmes aux yeux pour rien, je pleure très facilement, même pour une remarque totalement anodine. Je pleure beaucoup, toute seule, dans mon lit, sans même savoir pourquoi, ou être capable de donner une raison concrète. J'ai des pensées morbides qui reviennent, même si ça fait bête de dire ça comme ça, je développe à ces moments là des sortes d'obsessions, par exemple pour les métros, je me vois me jeter dessous, comme si les rails m'attiraient. Je sais pas, c'est indescriptible, j'ai plus envie de me lever le matin, c'est même pas que je broie du noir, c'est juste que je pars dans des considérations existencielles du genre "pourquoi je suis là? Qu'est ce que je vais apporter? A quoi je sers? A quoi ça sert que je sois là?" Et en fait tout me paraît absolument décourageant, et l'avenir m'apparaît comme sombre et plein d'embûches. C'est comme si je n'avais pas la force, pas le courage, d'affronter ce qui "s'annonce" à l'horizon, même si, concrètement, il n'y a rien (d'affreux). Simplement les épreuves que tout être humain doit presque obligatoirement affronter, du style des échecs (sentimentaux, professionnels,...), le décès de ses proches,...
En fait je me dis, "si je sais que de toute façon, je devrai en passer par là, alors à quoi bon? A quoi bon s'accrocher à une vie dont on sait par avance qu'elle nous apportera douleur?" Bien sur que je sais que la vie apporte aussi une dose de bonheur, mais je suis dans la quête d'un Bonheur absolu, l'Inatteignable, car aucun Bonheur n'est éternel et que, finalement, il faut constamment se battre pour sauvegarder sa petite parcelle de bonheur, c'est pas comme si, hop, tu fournis un grand effort, et tu te sais tranquille, tu peux vivre en paix avec toi même... Ca ne se passe pas comme ça bien évidemment, et dans ces périodes, je suis découragées à ce niveau, et la vie m'apparaît comme bien trop dure, et je ne comprends pas le but de notre existence. Combattre, pour quoi?
Ces crises surviennent depuis maintenant quelques années (j'ai 19 ans). J'ai toujours eu, quasiment depuis que je sais écrire, des journaux intimes, et récemment, en en lisant comme ça un que j'écrivais quand j'avais 10 ans, je me suis rendue compte que j'avais déjà à cet age là des pensées morbides, et assez bizarres pour quelqu'un de cet age là...
Ces crises surviennent à peu près tous les trois mois, parfois moins, parfois plus.
La je me sens ressombrer, ça me bouffe, j'en ai peur, je ne suis plus moi même dans ces périodes. La plupart du temps, je suis quelqu'un de plus courageux que ça, mais là, hier soir j'ai recommencé à pleurer sans raison au téléphone avec mon copain, et ça l'a effrayé, ça fait 2 ans qu'on est ensemble, et il m'a énormément aidé à espacer les crises, et là je n'en avais pas fait depuis un petit moment, mais je vous l'ai dit, je sens qu'une se prépare, sans savoir ni pourquoi, ni comment ça se fait.

Je ne sais pas trop ce que j'attends de ce post. D'être lue, car ce n'est pas évident d'en parler, les rares gens avce qui je l'ai fait m'ont prise pour une folle. Mon copain, même m'avait conseillé d'aller voir un psychanalyste, lors d'une crise plutôt violente... D'être conseillée, si l'une d'entre vous a connu quelque chose de ce genre.
Je ne sais plus quoi faire, j'aimerai que ces crises s'arrêtent, que ce mal être disparaisse.
Je me sens un peu mal d'avoir posté un truc comme ça, mais je ne me sens vraiment pas très bien.

Merci d'avance. :oops:

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Bichette
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Messagepar Bichette » lun. nov. 26, 2007 10:46

Déjà courage...et bravo d'avoir pu t'exprimer ici, ce ne doit pas être facile.
Ensuite, tu as quelqu'un avec toi qui tient à toi et est inquiet pour toi, donc déjà, tu vois, tu est importante pour quelqu'un...
Et puis, comme je ne pense pas être vraiment qq un qui soit apte à vraiment te conseiller (je n'ai pas de formation pour...) je te dirais d'aller voir un spécialiste qui t'aidera à comprendre le pourquoi et l'origine de ces crises et donc à les surmonter ou les éviter.
En tout cas, d'avoir écrit ici, je pense que c'est un premier pas vers le mieux.
N'hésites pas à me MP si besoin, je prendrais toujours le temps de te lire et de te répondre.

Bisou et courage :roll:
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Messagepar Brunette » lun. nov. 26, 2007 10:47

Cela fait souvent du bien d'en parler et ce n'est jamais évident de trouver une oreille attentive dans son entourage.
Si déjà tu arrives à pleurer je pense que c'est bien car cela permet d'évacuer également mais si comme tu le décris ce mal-être persiste je pense que seule la solution Psy pourra t'aider, il n'y a aucune honte à consulter et seul un professionnel pourra t'aider à aller de l'avant et à régler "ces crises" comme tu les appelles.
Ton entourage pourra bien sur te comprendre, te soutenir etc ... mais il ne réglerons jamais ton problème pour de bon.
Dans chaque ville il existe en plus des consultations gratuites avec des professionnels vraiment bien. Renseigne toi auprès de la mairie mais ne laisse pas trainer à mon avis car ce doit etre dur à gérer au quotidien.

En esperant que tu reprennes le dessus et en te souhaitant bonne chance.
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Crevette
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Messagepar Crevette » lun. nov. 26, 2007 10:49

Je pense que ton copain a raison quand il te conseille d'aller voir un psy. Parce que nous, on n'est pas des professionnels, on ne peut que te dire quelques banalités qui te feront peut-être du bien sur le moment mais probablement pas sur le long terme... :? Je suis sûre qu'un psy te permettrait de mieux cerner la source de tes angoisses, surtout que comme tu le dis elles ne datent pas de hier. Bon courage en tout cas, mais admettre qu'on a un problème et qu'on veut le résoudre c'est déjà "guérir". Je te dirais bien que la vie est belle et qu'il ne faut pas avoir peur de l'inconnu et trouver cela exaltant, mais je me sens un peu bête à te dire ça... :?
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Messagepar Kumy » lun. nov. 26, 2007 11:09

Merci à ces premières réponses.
Je me sens un peu bêbêtte, souvent, à parler de ça. Car à côté de ça, je fais des études en sciences po, et je veux être journaliste, je m'interesse donc à l'actualité, et je sens bien que ça ne coincide pas, car du coup, je suis confrontée à tous les problèmes dans le monde, je m'y interesse beaucoup, et je sens bien le décallage entre ces réels problèmes et mon problème à moi, qui à côté me semble bien ridicule...
Pour le psy, je crois que le problème est que je n'y crois pas. Je les admire beaucoup de faire ce métier, car ça ne doit pas être facile de ne pas sombrer à son tour, quand à longueur de journée on entend des gens exposer leurs problèmes et leurs souffrances, mais je n'y crois pas.
Je sais que j'ai de la chance d'avoir mon copain. Il est vraiment très calé maintenant, il arrive à me calmer pendant mes crises d'angoisse, mais c'est douloureux pour lui, il fait ses études à Grenoble, moi je suis à Lyon, et de me savoir sans lui toite la semaine dans ces moments là le stresse beaucoup, rapport à mes pulsions suicidaires.
Je ne pense pas, du moins je n'espère vraiment pas être seule dans ce cas. :?

Merci encore.
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Chipolata
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Messagepar Chipolata » lun. nov. 26, 2007 11:18

Je prendrai plus tard le temps de te faire une vraie réponse, mais dans l'urgence, je peux te dire que ce genre de crises ne fait pas de toi une folle. Ou alors, on est deux :twisted:

Extrait d'un vieil article de mon blog... je parle au passé, mais j'en vis toujours.

"ça", c'est des visions, des images bien plus que des envies. Cependant, "ça" concernait presque toujours des gens avec qui j'étais en conflit grave : à l'époque, ma mère et moi étions les principales actrices involontaires de ces drames sans conséquence du quotidien. Pour ma mère, l'explication est aussi simple que la qualité exécrable de nos relations d'alors. Pour moi, je crois juste que j'étais une adolescente terriblement mal dans sa peau et qui aurait voulu être n'importe qui - sauf elle. Je me détestais.

Des scènes d'une violence à la fois ordinaire et inouïe. Moi au lycée. La balustrade qui ceint le deuxième étage à quelques mètres. Je me vois m'appuyer contre elle, la balustrade s'affaisser, moi m'écraser dans la cour, les organes éclatés, le sang qui s'étale lentement mais sûrement sur le bitume de la cour.

Ma mère et moi, assises devant la télévision. Je m'en souviens comme si c'était hier : prendre la télécommande dans ma main tout doucement, et d'un geste d'une brutalité extrême, lui frapper la front avec cette arme de fortune, lui faire littéralement exploser la tête. J'ai fermé les yeux très fort à ce moment là pour chasser ce cauchemar éveillé, pour résister à la pulsion de mettre cette vision à exécution.

J'avais très peur de devenir folle. Oh, bien sûr, les scènes de ce genre n'ont pas été si nombreuses, mais elles étaient assez choquantes pour que je m'en souvienne très bien, pendant très longtemps. Je me demandais si au fond, je n'étais pas juste une fille d'une violence et d'une brutalité extrême. Encore une fois, hors normes, et d'une manière secrète et terrible.

J'ai fini par en parler à une amie. Une amie "normale", je précise.

Elle m'a avoué avoir le même genre de visions. Je me suis sentie mieux, acceptant que si mon subconscient jouait sûrement un rôle là-dedans, ça pouvait arriver à d'autres, et surtout cela ne portait pas à conséquence dans la vie réelle.

Ces images aussi brutales qui fugaces ont fini par déserter mon cerveau. Il n'y a parfois que la nuit dans mes rêves que je deviens violente à nouveau, mais à une fréquence extrêmement rare, et cette violence s'extériorise bien davantage par des cris et un état d'anxiété extrême que par des actes de violence à proprement parler quand je dors.

Je n'ai jamais raconté à mon amie le contenu de ces scènes imaginaires qui se déroulaient devant mes yeux grands ouverts. Elle ne m'en a jamais parlé non plus.

Rassurées de ne pas se sentir gagnées par une folie, sinon partagée.

Honteuses de se savoir des bourreaux sans pitié dans nos rêves éveillés.
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Messagepar mim's » lun. nov. 26, 2007 11:37

coucou ma petite chérie, je ne sais pas quoi te dire pour te remonter le moral, maiss tient le coup
les filles ici sont supers sympa,tu verras, elles m'ont beaucoup aidées!!!
se ne sont peut être que des mots, mais ça fait du bien de voir que quelque part ya des personnes qui sont prêtes à t'aider!!
j'aimerai juste te faire relire une ou deux phrases
" moi je suis à Lyon, et de me savoir sans lui toite la semaine dans ces moments là le stresse beaucoup, rapport à mes pulsions suicidaires."
STP n y pense même pas tu feras beaucoup de mal autour de toi, y compris ici!!

:cry:
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Messagepar Perlettte » lun. nov. 26, 2007 11:52

Tu n'es pas folle, même si le fait que ce soit par "crises" et non pas constant te semble bizarre!

Se sentir mal ça arrive à tout le monde: même Benoît Poelvoorde est en dépression en ce moment! Pourtant on le voit déconner sur les plateau télé! Ce n'est pas incompatible.

Déjà je te dirais que tu n'es pas anormale et que tu n'es pas seule; je me suis beaucoup retrouvée dans ce que tu racontes.

Il faut en parler à tes proches, tes parents, ton copain... peuvent t'aider. Ne t'enferme pas.

Et va voir ton médecin de famille qui peut t'aider et t'orienter vers un psy si besoin.

C'est normal à notre âge, on n'est pas dans une société facile, on a la vingtaine et on nous répète à longueur de journée qu'on n'a pas d'avenir, qu'on vivra 150 ans mais sans retraite! Que la terre va s'écrouler à cause de la pollution, que l'économie va s'écrouler à cause du pétrole, que tout le monde va finir par se faire la guerre, qu'on mange du poison... C'est pas facile de trouver de quoi voir la vie en rose là-dedans!

Sache que tu as notre soutien en tout cas. Tu peux essayer d'entamer une activité qui te fait envie! Moi j'avais envie de faire de la couture depuis toujours, mais je me disais: "plus tard, là j'ai pas le temps, j'ai pas l'argent, j'ai pas la place..."
Et puis là j'ai décidé de m'y mettre, fuck it! Et ça va déjà beaucoup mieux alors que je n'ai même pas commencé! Juste d'avoir pris une décision pour moi, pour quelque chose qui me plait et qui n'a rien à voir avec les études/l'argent...

Allez courage: parle autour de toi et fais-toi plaisir, ça ira mieux tu verras :)
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Messagepar Kumy » lun. nov. 26, 2007 11:58

Merci à toutes.
Même si j'ai conscience que vous ne pouvez pas résoudre mon problème, vous m'aidez en tout cas vraiment à prendre du recul sur ça, et à observer de loin. Je sens la crise s'éloigner, j'en suis contente.
C'est vrai qu'on est dans un monde pas évident, et c'est un euphémisme. Et justement, ça me complexe de donner autant d'importance à des angoisses aussi floues, alors qu'il y a de vrais, des gros problèmes, bien concrets, qui demandent notre attention.
Et moi dans ces moments là, je reste centrée sur moi, je trouve ça détestable. Egoïste.
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Messagepar Bichette » lun. nov. 26, 2007 12:06

Tout est important dans ce monde...du petit bobo au doigt que c'est fait un petit garçon à la famine au bout du monde. et ce n'est pas ramener tout à soi ni être égoïste, c'est juste être humain...
je t'embrasse, je suis contente si nous arrivons à te dévier un peu de ta crise. Mais même si tu n'y crois pas (moi je suis sceptique aussi, c'est mon caractere) un spécialiste à fait des études et c'est son métier d'écouter, donc qd tu te sentiras prête n'hésite pas à demander à qqun de t'en conseiller un bon.
biz
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Messagepar Crevette » lun. nov. 26, 2007 12:27

Kumy a écrit :Pour le psy, je crois que le problème est que je n'y crois pas. Je les admire beaucoup de faire ce métier, car ça ne doit pas être facile de ne pas sombrer à son tour, quand à longueur de journée on entend des gens exposer leurs problèmes et leurs souffrances, mais je n'y crois pas.

Tu dis ne pas y croire, mais tu as besoin de t'épancher comme le prouve ta tirade ici. Or, qu'est ce qu'un psy? Quelqu'un qui t'écoute et qui t'oriente à trouver les réponses en toi en te posant les bonnes questions (et il sait les poser car il a été formé pour). Et nous ce qu'on fait? On te lit, on te relate notre expérience et on te donne des conseils. Bref, c'est un peu pareil, sauf que nous ce n'est pas professionnel :wink: Tu devrais vraiment reconsidérer ta position, et essayer de voir quelqu'un... tu auras peut-être le déclic!
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Messagepar Bunny » lun. nov. 26, 2007 12:43

Je ne pense pas que tu sois folle... sinon benh moi aussi...
Le plus difficile c'est que les gens ne comprennent pas. Pour ma part, c'est plutôt des caprices ou des accès de mauvaise humeur et d'idées noires irraisonnés accentués par la fatigue, le stress...
Il est vrai que ce n'est pas évident à supporter pour l'entourage mais ça aide d'être soutenue. Je pense comme les filles (en plus tu es encore jeune) qu'il y a un vrai travail à faire dans l'identification des causes (enfance...). Après je ne suis pas psy mais tu devrais peut être en voir un non pas que tu sois folle mais que tu as un soucis et un professionnel est le plus à même de t'aider. Profite d'avoir le soutien de tes proches pour faire cette démarche et je l'espère pour toi aller mieux...
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Messagepar lunairia » lun. nov. 26, 2007 21:04

Bonjour miss
Je ne sais pas trop quoi te répondre mais sache que tu n'es pas la seule à avoir de telles idées.
J'avais des idées aussi violentes que Chipo durant mon adolescence et même après...
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Messagepar Chipolata » lun. nov. 26, 2007 23:07

Beuh.... je sais que j'avais prévu une réponse plus argumentée, mais je tombe de sommeil... ça sera pour plus tard du coup :?
Dingue. Je me suis remise à écrire. http://chipolata.over-blog.com/
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Messagepar Bulotte » lun. nov. 26, 2007 23:45

Effectivement ce genre de période arrive à tous et à tout âge.
Une GROSSE remise en question. Mon expérience:
Pour ma part je suis en thérapie depuis 4 ans, au début pour de simple crise d'angoisse et des obsessions qui me rongaient. Je suis passée par une phase super agréable au début de ma thérapie où j'ai pu tout déballer et me sentir légère mais sans réelle changement intérieur, puis au bout de 2 ans de travail tout ces "trucs enfouis" (des trucs banals, d'enfance, des émotions refoulées...de "simples" trucs au final car je n'ai pas été violentée ou violée) sont remontés à la surface et ça été violent. Résultat: 6 mois horribles, à refaire des crises d'angoisse très violentes, à me sentir nulle etc. J'ai même voulu etre internée en HP juste pour me reposer car j'étais extremement fatiguée. En gros une dépression.
Bref, finalement ça été une période bénéfique car maintenant je me sens différente...plus en confiance, plus sûre de mes choix, et je sais que tout ça c'est derrière moi. J'ai espacé mes séances et je pense même arreter définitivement d'ici 6 mois.
J'ai 23 ans. J'ai donc commencé ma thérapie à ton âge. Et moi aussi je ne voyais pas bien en quoi ça m'aiderait, et surtout j'avais pas envie de dire des choses perso à un inconnu. Et puis petit à petit on apprend à parler et à se connaitre soi même grâce à cette personne tiers, neutre, qui ne juge pas ni ne dirige. Et ce travail est super intéressant.
Un bon conseil: appuie toi sur tes proches, c'est vital, mais c'est aussi lourd pour eux. Il ne faut pas faire trainer ces choses, tu peux éradiquer ces crises (qui ne sont que des symptomes) en psychothérapie. Le tout est de trouver le bon psy et de passer par un psychiatre (c'est un médecin, tu seras remboursée).
En esperant t'avoir fait réflechir sur la psychothérapie ;)
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Messagepar marie 69 » mar. nov. 27, 2007 0:02

Kumy, ce que tu décris, c'est "tout simplement", si on peut dire, les symptômes d'une dépression à tendance maniaco-dépressive.
je vais parler sans fard, pour une fois: il ne faut pas du tout prendre cela à la légère, c'est une vraie maladie. Ce qui veut dire que tu n'es ni folle, ni faible. Que l'aide d'un psy peut t'être bénéfique mais certainement seul ne suffira pas à t'aider à vivre. Je te conseille vivement d'aller voir un médecin, et de commencer un traitement à base d'anti-dépresseurs. Il faut savoir que ce traitement, il faut le prendre durant de longs mois, ne pas céder à la tentation d'arrêter sitôt qu'on a la sensation que çà va mieux -rechute garantie dans les trois mois- , envisager que l'on puisse avoir besoin de ces médicaments pour vivre, peut-être toute sa vie, en dépassant la culpabilité, comme on le ferait si on avait un cancer ou si on était séropositif.
Je te conseille vivement de ne pas repousser cela à plus tard, car les crises seront de plus en plus rapprochées et de plus en plus desespérées: ce n'est pas une question de conditions extérieures, rien n'y fera, et tu n'as aucune raison de sacrifier ton bien-être, et de risquer ta vie, plus longtemps. En même temps, il est clair que tu dois réfléchir sur ce qui déclenche ces "crises" et essayer de te ménager un mode de vie le plus serein possible, résoudre les conflits intérieurs qui peuvent être résolus, trouver quelque chose qui cristallise ton plaisir à défaut de bonheur.
je te souhaite bon courage car voilà une maladie qui ne se voit pas et que ceux qui ne l'ont pas vécu ne comprennent pas.
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Messagepar Bulotte » mar. nov. 27, 2007 13:27

Marie69> je ne pense pas qu'il faille diagnostiquer quoique ce soit. Ce n'est pas pcq on a des changements d'humeur qu'on est bipolaire...
Seul un psychiatre compétent pourra lui dire son problème. Cela ne peut etre qu'un simple passage d'état d'âme de la période d'ado à adulte.
Bref ne l'alarmons pas et n'émettons pas de jugement médical.
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Messagepar Luna04 » mar. nov. 27, 2007 15:34

Je connais ça, ces visions. Crois moi tu n'es pas toute seule, sauf que peu de gens osent l'avouer. Moi aussi ça m'arrive. Quelqu'un m'énerve, je m'imagine l'étrangler. C'est horrible et parfois je me dis que je suis un monstre. Mais j'ai récemment parlé de ça à un ami qui travaille dans le milieu psy, pas de ce que moi je voyais, mais de tout ce qu'on retiens en soi et qu'on arrive pas à évacuer. Il m'a donné cet exemple. C'est simlement un moyen pour toi d'évacuer la colère, la tristesse. Ce qui est dangereux c'est de ne pas l'évacuer du tout.
Mais si tu es vraiment mal, je pense effectivement qu'un psy peut etre d'une bonne aide. Tu peux aussi essayer d'autres choses. Le yoga, le sport, le dessin? Quelque chose qui te détends, pour t'aider à passer les crises.
En tout cas, bravo d'oser en parler et rassure toi, tu n'es pas seule.
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Re: Questions existencielles.

Messagepar Chipolata » mar. nov. 27, 2007 16:37

A la lecture et même à la deuxième lecture de ton message, tu n'es pas folle... tu ne vas simplement pas bien. C'est pas grand chose, et c'est énorme et surtout très lourd à porter.

Pour tes crises : si tu as lu Harry Potter, dans le tome 3, Lupin lui dis à propos de l'épouvantard: c'est le fait d'avoir peur qui te fait le plus peur, ce qui est signe d'une très grande sagesse... et bien toi c'est un peu pareil avec tes crises. C'est très angoissant ce genre de crises, du coup limite tu souffres plus à les redouter qu'à les vivre - limite hein ;)
En tout cas, dis-toi bien à la fois que tu n'es pas la seule dans ce cas, et surtout qu'il n'y a rien d'irrémédiable là-dedans.
Perso ça faisait longtemps que je n'en avais pas eu (comme les "simples" crises d'angoisse d'ailleurs), mais avec le stress de mon boulot ça repart et tous les soirs je me vois écrasée par le métro (et après on s'étonne que je préfère rentrer en bus ;) )

De façon plus générale, il me semble que tu présentes de nombreux symptomes d'une dépression (perte d'estime de toi, pensées morbides, crises de larmes, découragement... quelqu'un qui s'y connait dans le secteur de la psy, comme Bouh., pourra sûrement t'en dire plus*). Je crois que tu as besoin de parler, d'être écoutée et surtout prise au sérieux. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas de "raison objective" à ta souffrance que celle-ci doit être niée.

Je t'invite donc à en parler beaucoup, autour de toi. Sur les psys, ce ne sont pas des magiciens. C'est toi qui fais le boulot, il ne faut pas rêver, et ce n'est pas toujours facile. Un psy, c'est comme une super amie qui t'écoute sans jamais te juger mais de façon beaucoup plus objective puisqu'il n'est pas impliqué émotionnellement. Si tu ne crois pas à tout le reste (médocs, etc), crois au moins au pouvoir d'une oreille bienveillante. Le plus important est surtout d'en trouver un avec qui tu te sens bien, en qui tu as confiance.

Et quant au reste... on rêve tous de bonheur absolu, non ? Tes doutes et tes peurs montrent sans doute que tu sais à quel point le bonheur est fragile et précaire. Mais justement, ce bonheur précaire vaut la peine d'être vécu pleinement: vis au jour le jour et savoure chaque instant sans te soucier de ce qu'il y aura demain. Parce que demain, ça peut toujours être pire, ça peut aussi être meilleur. Mais avant tout demain est un autre jour et craindre pour le futur ne te fera pas vivre un meilleur présent. C'est un peu des lieux communs j'en conviens mais en même temps tout cela est tellement vrai...

Enfin, je voudrais te confier - vous confier- mon secret du quotidien. Evidemment, ça n'est pas toujours facile, mais le bonheur c'est comme l'amour : en général ça se construit, des fois ça vous tombe dessus, mais surtout c'est fragile et ça s'entretient.

Alors, chaque jour, fais la liste de tes petits bonheurs. Les petits bonheurs c'est ces petits riens qui contribuent à te donner le sourire à court terme et à te rendre heureuse à long terme.

Mes petits bonheurs, aujourd'hui, c'est :
- j'ai décidé de partir tôt du boulot et ça c'est priceless
- je vois une amie proche ce soir
- on m'a complimentée sur ma tenue et je me sens bien comme je suis habillée
- j'ai entendu mon homme prendre sa douche alors que j'étais encore sous la couette (je ne sais pas pourquoi mais j'adore ce bruit)
- mon chaton est tout doux et tout fou
- tout à l'heure dans le bus il y avait un ciel bleu quelques nuages masquant à peine le soleil et c'était si beau Paris vu de là

C'est tellement plus agréable de multiplier les petits bonheurs que de comptabiliser les petits malheurs, non ?

Du coup mon message est assez décousu. Mais j'ai été très touchée par ce que tu écris, parce que j'ai l'impression que nos parcours présentent de nombreuses similitudes (j'ai rêvé où tu es à l'IEP Lyon ?
moi c'était Grenoble ^^) et parce que je sais que rien n'est irrémédiable - comme je sais aussi que le bonheur n'est jamais garanti.
Simplement... vis.

* message perso : ben tu vois, notre discussion sur psychiatrie/analyse/ologie était animée mais elle a sacrément contribué à faire évoluer mon point de vue à ce sujet.
Dingue. Je me suis remise à écrire. http://chipolata.over-blog.com/
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Kumy
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Messagepar Kumy » mar. nov. 27, 2007 22:39

Bulotte > Ca n'a vraiment pas du être facile... Oui, c'est vrai que ton témoignage porte à réfléchir sur la psychotérapie. Mais je crois que le plus gros rampart à ça, est le fait que pour l'instant je refuse encore de reconnaître que j'ai réellement besoin d'aide. J'ai toujours l'impression que je m'en sortirai toute seule. Je sais, c'est paradoxal avec le fait que je vous ait fait part de mes pensées... :oops: J'ai surtout besoin de reprendre un peu confiance, d'échapper un peu au désespoir d'être la seule au monde à jongler avec ces phases et ces pensées...
Quant à mes proches, je les aime beaucoup, et c'est vrai que je ne veux pas les embêter avec ça, avec ces "humeurs" changeantes. En tout cas, vraiment merci pour ton témoignage, de nous en avoir fait part. :)

Aourell > Je me retrouve beaucoup en toi...
D'ailleurs je voudrai préciser que je n'ai pas de visions violentes envers d'autres gens. Simplement envers moi-même. Je me vois simplement me jeter du haut d'un pont, ou d'un quai de train ou de métro. Je fixe le bas, le fond m'attire, et des fois je suis obligée de faire le pont en courant, à cause de la peur que ça me cause. La peur de passer à l'acte, je crois. parfois c'est juste l'envie de jeter 'simplement' des choses auxquelles je tiens (portable ou sac avec mon portefeuille, par exemple). Dans quel but? Aucune idée.
Merci de nous avoir fait part de ton expérience, c'est très courageux.

Chipolata > Bien sur, moi grande fan d'HP :) (Humour noir là :shock: )
Je sais que je devrai en parler, mais je me vois mal en parler à mes simples "potes", car cela ne peut les regarder vraiment... Ils ne sauront pas quoi me dire, j'imagine. J'en parle avec une ou deux amies, et à mon copain, c'est tout. Et je me sens d'ailleurs suffisament mal comme ça, je fais un gros effort pour leur en parler. Je sais qu'ils m'aiment quand même, mais ils me regardent alors avec un mélange d'admiration et de compassion, du style que "je pense trop, je suis philosophe, je suis existencialiste, je me prends la tête pour rien, donc je suis intelligente, très même, mais je me fais du mal pour rien". Une sorte de respect mêlé à de l'impuissance, aussi. mais je ne veux pas de ça, je veux juste qu'on me comprenne, je ne sais pas. Ca me lasse.
Quand à ta pensée sur le bonheur... Elle est on ne peut plus juste. Je suis, malheureusement, trop faible pour me l'appliquer à moi. Trop faible et trop lache. Et j'avoue, dans ces périodes, qu'il m'est impossible de ne pas penser au futur, me projettant, et anticipant tout de suite les nuages. :oops: Je sais, c'est très pessimiste.
"C'est tellement plus agréable de multiplier les petits bonheurs que de comptabiliser les petits malheurs, non ? " Oui. :) Et c'est à ça, qu'un jour j'espère arriver.
Je vis. Mais parfois, je vis mal.
(Je suis à Lyon II, pas à l'IEP. :oops: Je n'ai jamais osé tenter le concours, -bien que l'ayant bossé comme une tarrée- car j'ai trop peur de le rater (phobie de l'échec, bonjour).)

Merci encore à toutes, je suis très touchée que vous ayez toutes pris le temps de lire les émois d'une fille anonyme de 19 ans. :oops:


Edit: Mea culpa, je viens de lire ceci:
7. Gardez à l'esprit la légéreté et le glamour de Caroline Daily : Si vous voulez parler de sujets graves, ce n'est pas le lieu !
Je crois donc que mon post n'est pas à sa place? Non pas que j'estime mon sujet "grave", mais ça n'est pas la légereté même...
Administratrices, dites moi si ça pose un problème. :roll:
Dernière édition par Kumy le mar. nov. 27, 2007 23:29, édité 1 fois.

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