- - Contact - Info - FAQ
mode tendances fashion forum mode fille
 FAQFAQ   RechercherRechercher   Liste des MembresListe des Membres   Groupes d'utilisateursGroupes d'utilisateurs   S'enregistrerS'enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 
Gagnez un sac Chanel en écrivant sur Holala !

La frontière de l'invraisemblable dans la littérature

Aller à la page 1, 2, 3  Suivante  
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum mode Index du Forum -> Culture
Voir le sujet précédent :: Voir le sujet suivant  
Auteur Message
Adelina
Ministre du Glam


Inscrit le: 16 Aoû 2007
Messages: 1150

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 0:35    Sujet du message: La frontière de l'invraisemblable dans la littérature Répondre en citant

Que pensez vous du surréalisme dans la littérature? Quand l'auteur n'a pas peur de franchir les limites de réalité pour aller dans l'ame des choses? Les exemples: "Maitre et Margueritte" de Boulgakov, "La métamorphose" de Kafka, "Cent ans de solitude" de G.G. Marques...
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Nina
Grande Prêtresse du Glam


Inscrit le: 29 Juin 2007
Messages: 4048
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 0:56    Sujet du message: Répondre en citant

Je pense que c'est une démarche à la fois très ancienne et indispensable sur certains aspects. La poésie par exemple, n'a jamais eu vocation à être vraisemblable, ce qui l'intéresse, c'est le corps des choses, retrouver la pureté et la vérité des choses grâce à l'étonnement du poète devant le monde. Qu'on lise Rimbaud ou Lautréamont, c'est cette démarche qu'on va retrouver.
En France, on a une certaine tendance à faire de la littérature de moeurs, car je pense que l'inconscient et la compréhension des mécanismes même de notre société nous effraient. Nos philosophes sont allés plus loin que nos romanciers là-dessus. Nos poètes (dont Michaux) sont allés très loin dans la décortication du langage et la quête de l'expression véritable de l'âme humaine.
Après, il ya des gens à qui manque le confort de l'intrigue romanesque, mais c'est un autre problème.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
slowlybaby
Ministre du Glam


Inscrit le: 26 Déc 2007
Messages: 1991
Localisation: Dijon

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 10:09    Sujet du message: Répondre en citant

J'ai adoré "La métamorphose" de Kafka mais j'ai encore plus préféré "Dans la colonie pénitentiaire".
J'ai bien aimé aussi "Le Horla" de Maupassant mais la c'est plus du fantastique.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
mariloue
Ministre du Glam


Inscrit le: 05 Jan 2008
Messages: 1528
Localisation: saint etienne

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 10:15    Sujet du message: Répondre en citant

j'ai une seule chose à dire ; je suis completement fan!
j'adore kafka, buzzati, gogol,ionesco, beckett ( peut être pas le même genre!), boris vian aussi....y'en a plein en fait!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
melody
Glam'bulleuse


Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 379
Localisation: yvelines

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 10:30    Sujet du message: Répondre en citant

Pour moi, il y a deux manières de dire la réalité en littérature :
-soit en passant par des biais métaphoriques, fantastiques, merveilleux, la science-fictio, bref en passant par la fiction et l'image poussées au paroxysme.
Des auteurs comme Kafka ou Orwell ont décrit avec justesse notre monde moderne, le premier en passant par le fantastique (je ne pense pas à "La métamorphose" mais plus au "Procès" au "Disparu" ou au "Château"), le second en passant par la science-fiction.
-la deuxième manière de traduire le réel avec justesse est de chercher à "dépouiller" l'intrigue, à parler même de ce qui n'est pas romanesque (le quotidien banal), à retranscrire la langue telle qu'elle est parlée, etc.
Dans ce genre, je pense à "L'éducation sentimentale" qui est un livre dont l'intrigue repose sur les ratés de la vie d'un jeune homme, ou à "Madame Bovary", qui est un livre sur l'ennui. Flaubert était d'ailelurs le premier à formuler l'idée d'écrire un roman "sur rien".
Plus récemment, je pense également au roman "Entre les murs" de François Bégaudeau, qui retranscrit sans aucune foriture le quotidien d'un professeur de Français dans un collège parisien.
Attention, "dépouiller" l'intrigue de tout aspect romanesque, retranscrire la langue orale telle qu'elle est parlée, cela ne relève pas d'un manque de travail, de talent : au contraire, il n'y a rien de plus difficile.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
melody
Glam'bulleuse


Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 379
Localisation: yvelines

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 10:33    Sujet du message: Répondre en citant

Au fait, ce que tu dis, Nina, est très juste : peu de romanciers français ont franchi cette limite de "l'invraisemblable", mais plus les poètes ou les philosophes.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
mariloue
Ministre du Glam


Inscrit le: 05 Jan 2008
Messages: 1528
Localisation: saint etienne

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 10:36    Sujet du message: Répondre en citant

je ne connais pas le" disparu" c'est de kafka???, je pensais avoir tout lu de lui!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
melody
Glam'bulleuse


Inscrit le: 20 Juil 2007
Messages: 379
Localisation: yvelines

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 10:45    Sujet du message: Répondre en citant

oui, le titre est aussi "Amerika"!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
mariloue
Ministre du Glam


Inscrit le: 05 Jan 2008
Messages: 1528
Localisation: saint etienne

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 11:29    Sujet du message: Répondre en citant

melody a écrit:
oui, le titre est aussi "Amerika"!


oui zut! c'est vrai! je l'ai bien lu alors! merci pour l'info!
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Adelina
Ministre du Glam


Inscrit le: 16 Aoû 2007
Messages: 1150

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 11:46    Sujet du message: Répondre en citant

Dans le roman de Kundera "l'Immortalité" il y a personnage d'une peintre Sabrina. Elle passe une partie de sa vie à Pargue communiste et fait à cette époque des tableaux très réalistes, des paysages avec des usines etc. Un jour elle fait par hasard une tache sur son tableau et cette tache devient une révélation, c'est comme une déchirure dans un rideau, qui permet d'entrevoir quelque chose d'authentique.
Quand j'ai lu "Maittre et Margueritte" et "Cent ans de solitude" c'était une révélation. Le défi contre la banalité et le réalisme qui entravent l'esprit et empechent de voir l'essentiel. La réalité n'est qu'un rideau dissimulant la complexité et le surréalisme de la vie intérieure de l'individu.

Malheureusement je ne trouve que très peu de surréalisme dans la littérature moderne française... L'esprit carthésien de la nation française ou je cherche mal ???
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Nina
Grande Prêtresse du Glam


Inscrit le: 29 Juin 2007
Messages: 4048
Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 12:53    Sujet du message: Répondre en citant

Certes, on peut parler d'esprit cartésien.
Je pense que nous aimons une certaine forme de rationalité (cf. le succès incroyable de Kant ou Hegel dans la pensée française).
Depuis Foucault (à cette époque-là) et surtout, je dirais de manière globale depuis la fin de la Deuxième Guerre, la philosophie française a beaucoup évolué.
Mais il reste ce fond rationnel et "moraliste" dans notre littérature. Ionesco, le dramturge de l'absurde, venait d'Europe centrale.
A propos de cela, il ya un essai d'un écrivain hongrois qui vient de sortir en France sur Dostoïevski et Hegel. La frontière entre un monde rationnel qu'Hegel s'est acharné à construire, et les exclus de l'histoire (ici Dostoïevski dans la maison des morts). Mais je m'égare peut-être là.
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé Visiter le site web de l'utilisateur
Nenufar
Messagère du Glam


Inscrit le: 23 Sep 2007
Messages: 827

MessagePosté le: Sam Jan 19, 2008 16:49    Sujet du message: Répondre en citant

Adelina a écrit:
Dans le roman de Kundera "l'Immortalité" il y a personnage d'une peintre Sabrina. Elle passe une partie de sa vie à Pargue communiste et fait à cette époque des tableaux très réalistes, des paysages avec des usines etc. Un jour elle fait par hasard une tache sur son tableau et cette tache devient une révélation, c'est comme une déchirure dans un rideau, qui permet d'entrevoir quelque chose d'authentique.
Quand j'ai lu "Maittre et Margueritte" et "Cent ans de solitude" c'était une révélation. Le défi contre la banalité et le réalisme qui entravent l'esprit et empechent de voir l'essentiel. La réalité n'est qu'un rideau dissimulant la complexité et le surréalisme de la vie intérieure de l'individu.

Malheureusement je ne trouve que très peu de surréalisme dans la littérature moderne française... L'esprit carthésien de la nation française ou je cherche mal ???


tu m'as donné envie de lire "l'immortalité"!!
Merci
Revenir en haut de page
Voir le profil de l'utilisateur Envoyer un message privé
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Forum mode Index du Forum -> Culture Toutes les heures sont au format GMT + 1 Heure
Aller à la page 1, 2, 3  Suivante
Page 1 sur 3

 
Sauter vers:  
Vous ne pouvez pas poster de nouveaux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Vous ne pouvez pas éditer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas supprimer vos messages dans ce forum
Vous ne pouvez pas voter dans les sondages de ce forum





Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group