Son drapé est organique, ses plis sont mystérieux, elle joue avec les attaches, ajoute des perles métalliques évoquant le piercing, sa signature si singulière est sa source d'inspiration inépuisable : le langage du corps humain et ses interprétations dans l'art contemporain. Elle aime en particulier l'univers de l'artiste française Orlan.
L'architecture corporelle la passionne et elle aime à utiliser chacun de ses éléments dans ses collections.
Créatrice reconnue par ses pairs elle défile à Paris depuis 2008.
Elle décrit sa nouvelle collection comme une chevauchée onirique composée de des bribes d'univers : cavalières, indiens, militaires.
Elle s'adresse à des femmes affirmées qui savent apprécier le travail de création et le soin des détails. Sensibles à cette sophistication discrète mais singulière.
Le vêtement respecte toujours et suit la structure corporelle, même si le volume l'en éloigne parfois il ne l'égare pas. Les plis mouvants évoquent les poumons, la respiration
Pour mon premier look elle a opté pour du masculin féminin pour jouer avec ma fémininté. Cette veste qu'elle choisit de me faire porter en robe allonge considérablement la silhouette, comme je suis tout en longueur elle trouve ça très intéressant d'intensifier cet effet.
Le deuxième look elle hésite entre deux robes, nous décidons de faire les deux looks !
La première est une robe beige en gazar de soie, une matière plus rigide que la soie, moins fragile, plus hivernale.
Elle aime son côté faussement simple qui fait écho à ce qu'elle peut percevoir de ma personnalité.
La seconde est celle qui me va le mieux, à mon avis, les épaules ultre travaillées allongent le silhouette et le mélange innocence du blanc et forme militaire donne un contraste intéressant.
Encore plus d'Eymele Burgaud
Photos Marie Le Grevellec


































