10h00 : Coup de fil du chauffeur, il m'attend en bas.

Zut il est à l'heure ! Je n'avais pas prévu ça. Bon je ne dois pas perdre une seconde de cette journée, tant pis pour le petit dej, je file

"Chez Ladurée rue Bonaparte s'il vous plaît" J'ai l'impression d'être une vieille rombière c'est atroce !

Je vais m'acheter une brioche, j'ai faim quand même

Oh mon dieu mais où va-t-il se garer ?

Il s'arrête et m'ouvre la porte.

Mon cerveau enregistre : les problèmes bassement matériels comme où se garer ne te concernent pas idiote !

Ma brioche se verrait bien accompagnée d'un thé. Je m'arrête au salon. Je me régale, mais vite, il faut que je profite de mon nouvel ami.

Je ne peux m'empêcher d'acheter quelques macarons avant de repartir.

Dès que je sors, le chauffeur se précipite pour m'ouvrir la porte : Il m'espionne ou quoi ?

Puis il attrape le sac de macarons Non je ne lâcherai pas, il a faim ? Il est gonflé. Il tire plus fort, je lâche : Bien sûr il voulait juste les mettre dans le coffre ! Il faut que je m'habitue. Enfin pas trop !

Si j'en profitais pour aller acheter ma tonne de magazines mensuels sans la trimballer dans le métro ?

Chez Agora presse s'il vous plait

Comment ça où ? Vous ne connaissez pas Agora ? Zut, je ne connais jamais les noms des rues où je vais. Euh... C'est près du métro Rambuteau

Je ne connais pas les métro mademoiselle.

On n'est pas dans la mouise...

Je cherche en vain une adresse que je connais. La seule qui me vienne là tout de suite c'est celle de l'appartement où je vivais petite, dans le 17eme. "rue des Batignolles s'il vous plaît"

Je parcours ce quartier dans lequel je ne viens plus jamais : Trop galère en métro de chez moi. Un pur bonheur

Il est déjà midi ! Le temps passe vite en voiture. Je rejoins une copine pour déjeuner. A l'autre bout de Paris, mais quelle importance, je n'ai qu'à feuilleter mon Vogue !

A la fin du déjeuner je propose à ma copine de la raccompagner au bureau avec mon chauffeur.

Elle manque s'étouffer avec son thé et me dit qu'elle ne bosse pas cet après midi

Chouette à deux c'est encore mieux !

Et là nous réalisons un fantasme : "Chauffeur chez Cartier s'il vous plait !" Disons nous en coeur sans nous être vraiment concertées !

Qu'allons nous faire chez Cartier ? Regarder pardi !

Bizarrement l'accueil est particulièrement chaleureux. Ont ils des jumelles pour voir si on arrive en métro ou en voiture avec chauffeur ? Ou peut être sont ils toujours aussi aimable tout simplement !

Nous repérons un très beau collier. Et quelques babioles.

Où pourrait on aller maintenant ?

Direction le marais à nouveau, nous avons décidé de passer voir Philippe notre adorable expert en robes rétro

En plein marais un vendredi après midi, ça bouchonne un peu. "Laissez nous là et attendez nous à l'angle Poitou-Vieille du Temple s'il vous plait"

Essayages de vieilles robes, repérages de folie : Une robe victorienne beige pour moi, une robe Mugler 80s pour mon amie.

"Vite le chauffeur nous attend !" Dit mon amie, détail qui n'échappe pas à notre complice, va-t-il continuer à nous faire des prix ? Il semblerait que oui, ça le fait beaucoup rire "Il ne vous manque plus qu'une habilleuse" souligne-t-il. En effet ce serait pratique, on y pensera !

Malgré le prix qu'il peut nous faire, les robes sont trop chères, on les abandonne non sans regrets.

Après avoir bien ri de la situation : Nous avons un chauffeur mais pas les moyens de nous offrir nos petites trouvailles, nous sortons bredouilles.

Lorsque nous nous engouffrons dans la 607, exclamations sur une terrasse : Les gens n'en reviennent pas.

Bon ce n'est pas une Limousine non plus, il ne faut pas exagérer. On nous toise assez méchamment. Flippant.

17 h Il est temps de nous dire au revoir (enfin plutôt adieu car à plus de 100 euros de l'heure ou au forfait 500 euros la journée de 8h, je ne suis pas prête de retenter l'expérience !). Il nous dépose chez Angélina, nous buvons un chocolat pour nous remettre de nos émotions.

Mon chauffeur va me manquer mais pas les regards de travers ! Et puis si j'avais un chauffeur je pense que j'aurais du mal à ne pas vouloir sans arrêt me balader, je n'aurais plus jamais le temps de travailler !