Un peu d'ambiance pour commencer :



Une journaliste m'interview il ya à peu près un mois pour un féminin et me dit un photographe va vous contacter. Moi je me dis, ça va faire comme les autres le service photo va m'appeller et me demander une photo. Donc je ne me méfie pas. Seulement la semaine dernière un photographe, un vrai, m'appelle. Rendez-vous jeudi 29 pour les photos ? Ok. J'ai peur mais je suis ravie.
Je fais partie de ces gens qui détestent être pris en photo parce qu'ils ne sont pas toujours très photogéniques. Je suis dans tous mes états mais je fais comme si j'étais très zen et mets trois jours et à peine deux minutes à trouver la bonne tenue.

Quand le photographe sonne à 14h, c'est la panique il y a des sushis partout et je n'ai pas eu le temps de ranger mais bon, je viens juste de finir de déjeuuner ça tombe très bien.
Il commence à me parler de poser avec un masque au concombre sur les yeux, ça commence bien moi qui vient de passer une demie-heure à me faire un regard de déesse, mais je lui répond poliment ça c'est une excellente idée super rigolote.
Il sent ma désaprobation s'exprimant par un léger doute dans ma voix et me propose de commencer par poser près de mon ordinateur. Bien. Sauf qu'il veut que je me torde dessus et que je fasse une tête de geek. C'est l'angoisse. "Si si penchez vous plus, oui exagérez le mouvement" pfff.
Il me pose quelques questions sur le blog et commence à comprendre de quoi il s'agit. Enfin c'est ce que je croyais quand il me demande de poser au milieu d'un tas de chaussures et de sacs de shopping. Après quoi il trouve que ma robe (la Claudie pierlot) n'est pas assez flashy. Euh mais monsieur je vous jure je n'ai pas plus estival... Les couleur flash ce n'est pas trop mon truc...
On sort tant qu'il fait jour et je prend ma grande capeline. Je dois l'emmener dans ma boutique préférée, une chance que j'habite en plein centre ! Nous arrivons chez Olga. La vendeuse est ravie. Et c'est là que ça devient drôle, j'essaye des vêtements, je pose avec des cintres dans les mains, j'entre et sort de la boutique en jouant avec ma capeline - Vogue- Vogue -Vogue.
Un attroupement s'est formé dans la rue, on me montre du doigt, je vogue Vogue Vogue Vogueentre la sensation de ridicule total et l'envie de hurler de rire... Du grand n'importe quoi.

On prend encore quelques photos devant les vitrines, puis dans mon chesterfield en rentrant façon "je rentre de shopping, ne me parlez pas je suis épuisée", puis avec mon chapeau à voilette avec des poses je cite le photographe "à la Audrey Hepburn" (je crois qu'il a enfin compris), sauf que j'ai plus l'impression de ressembler à Valérie Lemercier qu'à la belle Audrey...

A la fin de la journée, il est 17h et je suis épuisée. Je vous jure, taupe model c'est pas une vie !
Que vont donner les photos ? Je le saurai bientôt si le photographe tient sa promesse de me les envoyer... Et s'il m'y autorise, je vous montrerai les moins pathétiques (ou les plus juste pour rire) !