C'est idiot me dis-je. Elle aurait dû me demander, ça m'aurait fait plaisir elle aurait su ! Et là elle va rester avec son obsession sur ma broche bêtement (sauf bien sûr si elle fait partie de cette communauté à l'humour décalé qui lit mon blog). Obsession je n'exagère rien. D'ailleurs je n'exagère jamais rien, c'est bien connu sauf la taille de mon appartement, le nombre de vestes Chanel dans mon dressing, la provenance de ma robe H&M, etc, etc.
Non, elle va faire une obsession, une vraie, je le sais car je l'ai déjà vécu : voir des bottines parfaites sur une passante et ne jamais oser m'approcher pour lui demander leur provenance. Puis passer des semaines à les guetter partout, au Bon Marché, aux Galeries, sur le net, dans les petites boutiques de créateurs, chez les chausseurs cheap, et ne jamais les trouver. Jamais. C'était en octobre 2006. J'y pense encore aujourd'hui.
Tout ça à cause d'une peur étrange qui nous a empêché elle et moi de communiquer. Peur de quoi ? Que la modeuse nous saute à la gorge ? Qu'elle nous toise de haut et nous donne un coup de pied ? Non pourtant. Nous savons, cette fille dans l'ascenseur et moi qu'en général la fille est plutôt flattée. Et que le pire qui puisse arriver c'est qu'elle mente. Ou qu'elle opte pour le très aggaçant : "Dans une friperie à NYC". Au pire. Mais au mieux elle nous répond. Et le mystère s'envole. Alors pourquoi ?
Pourquoi cette fille dans l'ascenseur n'a pas osé me demander ? Pourquoi n'ais-je pas été capable d'arrêter cette fille dans la rue ? Fashion masochisme ? C'est la seule explication valable que j'ai pu trouver...
Et vous, vous osez demander aux filles dans la rue, dans l'ascenseur, au bureau, la provenance d'une pièce qui vous fait flasher ?