Respect !
Ecrit par Caroline, lundi 12 février 2007 à 11:57 :: Et toi ? Et toi ? Et toi ? :: #416 :: rss
A nouveau certaines d'entre vous sont dans Cosmo ce mois-ci dans mon papier "Le futile, c'est utile ", Merci !
Et à nouveau, j'ai besoin de vos témoignages pour un autre papier ! La situation : On vous fait une remarque désagréable, on vous sert un plat tiède, on vous ignore, on vous marche sur les pieds (littéralement ou pas), bref on vous manque de respect, comment réagissez-vous ?
Il me faut des anecdotes, des jours où vraiment, on a voulu vous écrabouiller, vous bafouer, vous maltraiter ou vous ignorer et où vous vous en êtes sortie haut la main ou pas d'ailleurs... On vous a menti, trompée, trahie, embrouillée et vous avez sorti les crocs : comment ? Quel a été votre solution pour vous faire respecter ?
Si vous faites partie de ces filles qui naturellement imposent le respect, racontez-nous comment vous faites, est ce dans l'attitude ? Les mots ? Les gestes ? idem de préférence avec une petite anecdote...
Si vous faites partie de ces filles qui naturellement imposent le respect, racontez-nous comment vous faites, est ce dans l'attitude ? Les mots ? Les gestes ? idem de préférence avec une petite anecdote...
Un autre billet de "Et toi ? Et toi ? Et toi ?" : Sublime jusqu'au bout de la nuit
Tags pour Respect ! : confidences, témoignages


Réactions pour "Respect !" ...
1. Le lundi 12 février 2007 à 12:15, par mlle A
ahahhh, en voila une question qui me plaît. Quan dje sui sarrivée à paris, j'étais tellement hallucinée de me faire autant marcher dessus que j'en restais coite. Maintenant, je l'ouvre, et je fais entendre ma douce voix d'alto. Et ca va beaucoup mieux
2. Le lundi 12 février 2007 à 12:22, par poutchi
je te prépare ça !
ps as tu reçu ma requête pour le docteur Mode ?
3. Le lundi 12 février 2007 à 12:26, par Vendredi13
Au risque de paraitre ronchon, je suis extremement sensible au manque de respect. Des anecdotes j'en ai des centaines, habitant dans un pays ou personne ne considere bonjour, merci ou la moindre politesse comme necessaire et ou les gens sont tres directs (= souvent grossiers selon moi) !
Au moins ca m'a appris a m'affirmer. Je suis toujours douce au depart, avec un grand sourire quand je demande qqch mais si on ne me respecte pas je l'ouvre, je peux me montrer tres seche ou autoritaire (pareil que la personne a qui j'ai affaire) en pensant a mon but. Je deteste ca mais je ne veux plus me faire marcher sur les pieds car je suis trop gentille.
4. Le lundi 12 février 2007 à 12:26, par Caroline
mlle A : Et tu aurais une petite anecdote ? Où est ce que ça s'est passé ? Qu'as tu dit ? Quelle a été la réaction de la personne ?
poutchi : Super ! merci ! Pour le Dr Mode oui, j'ai bien reçu et transmi !!!
5. Le lundi 12 février 2007 à 12:27, par Caroline
vendredi 13 : Tu nous en raconterais une ou deux en détailes stp ?
6. Le lundi 12 février 2007 à 12:28, par poutchi
voilà !
écrit et envoyé !
7. Le lundi 12 février 2007 à 12:29, par la quiche
maintenant je prèfère l'ouvrir même si j'ai encore du mal quand ça se passe avec des proches ou dans le boulot... allez une petite anecdote : veille de Nöel, une queue aux caisses longue comme un jour sans pain et un petit vieux qui discretos tente de me griller. ca c'est le genre de chose que je ne laisse plus passer : "Monsieur s'il vous plaît, il y a une queue". Evidemment il s'est énervé, m'a parlé de la guerre et du manque de respect. "Monsieur, respectez-moi en ne tentant pas de me doubler et je vous respecterais, sachez que si vous me l'aviez demandé je vous aurais laissé passer. Vous avez tout gagné : vous êtes énervé et vous faites la queue. Bonne Journée". Les applaudissements autour de moi n'étaient pas loin!!
8. Le lundi 12 février 2007 à 12:36, par Grenouillette
Je suis incapable de répondre, même si je suis dans mon bon droit. On me double dans la queue? Je bouillonne intérieurement, mais je me tais (sauf si d'autres se joignent à moi). On me fait une remarque injustifiée ? Je finis par me persuader que finalement elle est justifiée...
Mais je me soigne! Il parait que c'est un trouble de l'estime de soi (non???? sans blague???)
9. Le lundi 12 février 2007 à 12:42, par Caroline
poutchi : Merci !
la quiche : Bravo ! Chapeau bas ! J'en aurais été bien incapable !
Grenouillette : Alala c'est terrible, je suis exactement comme toi... Et si j'ai eu cette idée de papier c'est justement en voulant trouver les 10 résolutions à prendre quand on est dans notre cas. Que faire et ne plus faire ? Comment oser, etc, espérons que ce billet et ce papier nous feront avancer !
10. Le lundi 12 février 2007 à 12:58, par Princesse Audrey
Je ne me laisse jamais faire, en tant que future prof, je n'ai pas le choix, IL FAUT que je sache me faire respecter. Généralement, je dirai tout hgaut ce que le culotté, le grugeur, le marcheur-sur-les-pieds suppose que je n'oserai pas dire.
Par exemple, dans le métro toulousain, les murs sont tapissés de l'injonction de laisser descendre les passagers, avant de monter dans la rame.
Une gamine d'une quinzaine d'années a tenté de rentrer en force, empêchant les gens de descendre, sûre d'elle et du fric qu'exposaient sa tenue. Elle a bousculé une dame âgée et un père avec sa gosse aux bras. Je l'ai bloquée, la main sur son épaule, et je l'ai regardée droit dans les yeux : "dis donc, petite merdeuse, tu laisses descendre, compris ?" Elle a marmonné un truc, mais l'a joué profil bas et s'est effacée.
Pareil quand un vicieux cherche à me toucher les fesses dans les transports en commun, à voix très haute, je le regarde et je lui dis : "monsieur, je vous prie d'enlever votre main de mon cul. Merci."
Pareil avec une bande de trois gosses : ils ricanaient, assis à côté de moi dans le métro. Au moment où je descends, un des trois me balance : "je vais te péter le cul." Je lui sors "ferme ta gueule, puceau frustré. Ta bite est trop petite pour me faire quoi que ce soit." Ses copains étaient morts de rire et le gosse est resté sans voix.
Désolée pour cet amas de vulgarité, qui me laisse un peu honteuse. Mais répondre avec un niveau de vulgarité pire ou équivalent à celui des "agresseurs" a tendance à les calmer aussi sec. Quand je suis face à des élèves en stage, je peux être très franche et/ou brusque, mais jamais vulgaire. Mais je ne mez gêne jamais pour dire ce que je pense, si ça peut améliorer les choses.
11. Le lundi 12 février 2007 à 12:59, par Andréa
Evidemment si on me manque de respect ou si on me marche sur les pieds je le prends très mal , mais comme je suis assez réservée en principe je ne réagis pas extérieurement , je me contente de les fusiller du regard (très vert).Sauf une fois ou, dans un supermarché une femme d'un âge certain m'a littéralement fonçé dans le dos avec son cady et non seulement elle m'a fait très mal mais en plus elle m'a regardée avec un sourire narquois sans s'excuser ,.
Je me suis retounée et je lui ai demandé "ce qui n'allais pas chez elle , ", v oyant qu'elle continuait à sourire je me suis adressée à une vendeuse qui avais assisté à la scène et très haut je lui ai dit "dire que l'on critique les jeunes , au point de vue politesse elles ont de quoi faire la leçon à des personnes âgées ".
Là le sourire de cette personne s'est figé et elle est partie sans demander son reste , par contre la vendeuse qui avait du mal à maîtriser son fou rire m'a dit que j'avais touché un coin sensible mais que j'avais bien fais.
12. Le lundi 12 février 2007 à 13:05, par Andréa
pardon pour les fautes je ne me relis pas " bien fait"
13. Le lundi 12 février 2007 à 13:10, par Claire
Je suis du genre timide et réservée, mais maintenant je ne me laisse plus faire.
Le déclic a eu lieu dans un resto, mon ami et moi étions assis depuis un petit moment, les personnes à côté de nous étaient déjà servis et pas nous! Ca m'a mise hors de moi et je suis allée voir le serveur pour lui dire ce que je pensais de sa façon de faire, résultat on nous a offert le repas donc maintenant je ne me tais plus, quand quelque me double dans une file d'attente je lui fait gentillement remarquer...et la plupart du temps tout se passe bien...
Si ce n'est une petite anecdote qui date de la semaine dernière, j'étais venue à Paris pour un forum et donc dans le métro j'étais un peu chargée (sac à bagages, sac à main et grand parapluie). Je m'assois sur u strapontin et j'essaie de tout caser pour ne pas géner les personnes autour, là une vieille bique entre dans le métro et m'engueule parce que mon parapluie la gène, et m'écrabouille les pieds au passage (salissant mes jolie chaussures noires à talons...), là il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin. Je m'excuse poliment pour le parapluie et lui fait remarquer qu'elle m'a marché sur les pieds et là la vieille bique blême bafouille et s'excuse... j'avoue une sensation de plaisir m'a envahit... ça fait du bien...
14. Le lundi 12 février 2007 à 13:14, par Brume
Ah ce sujet est parfait pour moi! j'ai une sacrée tendance à faire profil bas. Je suis facilement impressionnée par les gens qui ont des titres...c'est parfaitement idiot mais bon. Un jour je me suis retrouvée chez un psychiatre spécialiste du stress. J' arrive en retard. Un quart d'heure à Paris, c'est correct je trouve! bref, une fois arrivée, le psychiatre se met à me crier littéralement dessus, me disant qu'il n'avait pas que ça à faire, il avait un avion à prendre etc...il était vert de rage! j'ai attendu qu'il se calme et devant ma sérénité, il s'est senti bête. J'ai fini par lui dire:"Apparemment vous ne réussissez pas à appliquer vos grandes théories sur la gestion du stress à vous même! c'est gênant! par ailleurs je vous signale que si je suis ici (en tant que journaliste) c'est aussi pour faire la pub de votre ouvrage, celà mérite bien un minimum de respect ou du moins de politesse de votre part!...bon finalement vous avez du temps ou pas? moi non plus je n'ai pas que ça à faire!"
j'ai finalement été étonnée par mon audace! et tellement fière! le monsieur en question a tout de suite changé d'attitude! et l'interview s'est bien passée!
15. Le lundi 12 février 2007 à 14:01, par Caroline
Princesse Audrey : Bravo !! Non seulement ton témoignage est super mais en plus il m'a donné des idées
Merci !
Andréa : hahaha excellent je rêve de faire ça !
Claire : C'est génial d'avoir pu évoluer comme ça, bravo pour le déclic !
Brume : Bravo !! Quelle répartie !!
16. Le lundi 12 février 2007 à 14:03, par Princesse Audrey
Avec plaisir ! (^=^)
17. Le lundi 12 février 2007 à 14:56, par fredoel
@Pricesse A : je réagis exactement comme toi. Se mettre à la portée des malpolis,leur clouer le bec !!!!,Encore mieux s'il y a du public.....
18. Le lundi 12 février 2007 à 14:56, par fredoel
@Pricesse A : je réagis exactement comme toi. Se mettre à la portée des malpolis,leur clouer le bec !!!!,Encore mieux s'il y a du public.....
19. Le lundi 12 février 2007 à 15:07, par karinka
Il était une fois..je gambadais dans une rue aux trottoirs très fréquentés: sur la chaussée donc. Je musardais, le nez en l'air et les oreilles probablement bouchées puisque je n'ai pas entendu venir à deux à l'heure la voiture dont le propriétaire m'a mis la main au panier...Ni une ni deux, mon sa sang n'a fait qu'un tour et je lui ai collé une gifle en le traitant de c....Je n'en suis toujours pas revenue d'une aussi parfaite synchronisation: la gifle et l'insulte en même temps, incroyable! Plus sérieusement, je suis moins spontanée d'habitude et on ne m'a pas élevé pour gifler les gens: un réflexe, quoi. Au bon endroit, au bon moment: chouette!
20. Le lundi 12 février 2007 à 15:17, par Soph, ex Fausse Parisienne
Moi je suis un peu du genre à bouillonner de rage et à ne rien dire. Ce qui est horriblement frustrant, je pense qu'on est toutes d'accord. D'ailleurs, parfois, c'est Chéri qui prend si il a le malheur de poser le pain du mauvais côté de la table, encore toute remontée de la vieille qui m'a marché sur le pied, ou de mon bailleur qui m'a racroché au nez, je deviens livide, de la bave mousseuse au coin de lèvres et les yeux exorbités, mais ... je ne dis rien.
Chéri lui, il a du bol. Je m'explique. Il est dentiste.
Un jour, on se gare devant chez lui, face au banc ou squattent moultes petits vieux (avec une vue aussi réjouissante que la rue Royale à Versailles, autant dire, moche). Bon ok, d'habitude on la leur laisse la vue, mais là, pas une place à des kilomètres autour, il est tard, on est crevés.
Le lendemain, du marqueur rouge sur le pare brise: "Les vieux de la rue Royale vous remercient pour la banc face au square (quel square??).".
Les salaud! Chéri et moi on hésite entre rire et pleurer, finalement on pleure, parce que le marqueur rouge, c'est galère à enlever. ET là, un des petits vieux passe. SOn sourire, les filles! Si vous aviez vu ça! D'un seul coup, je me suis rejoué Hannibal Lecter, les origines du mal.
Chéri reste d'un calme olympien.
Je le regarde, abasourdie.
Il se tourne vers moi et il dit:
"Tiens c'est marrant, c'est Mr X, je le vois dans une semaine pour un bridge".
Je crois qu'il a eu une anesthétise foirée, Mr X... Ok, c'est tout petit et c'est mesquin, mais rien que pour ça, j'aimerais être dentiste, et retrouver mon bailleur sous la roulette, après son calcul des charges 2006...
21. Le lundi 12 février 2007 à 15:41, par Brume
mârci!
22. Le lundi 12 février 2007 à 17:00, par Elisa
Je laisse ici mon premier commentaire après des mois de furtage intensif...
Personnellement je trouve que ces occasions de manque de respect, si délicieusement fréquentes dans nos contrées parisiennes, sont une excellente raison pour moi de me déffouler. Quand je suis arrivée à Paris je n'osais pas répondre, la surprise me paralysant. Mais je me suis vite habituée et maintenant je ne rate pas une occasion de remettre à leur place ces mal polis.
La plus fréquente des situations: le doublage dans la queue intempestif. Tout le monde interloqué n'ose rien dire; c'est alors que moi tout sourire, je l'ouvre en invitant le personne à expliquer à toute la queue pourquoi celui-ci double. La réaction dans 90% des cas: foule qui gronde, le doubleur retourne à sa place la queue entre les jambes.
Sinon en cas de remarque sexiste: je repète tout fort ce qu'on me dit en cas de foule; sinon une petite réflexion sur la petite taille du pénis du sieur concerné, cela marche très bien aussi, tout cela aggrémenté de petites injures qui font mal. Bref, l'occasion d'extérioriser sa colère tout à fait saine...
23. Le lundi 12 février 2007 à 17:10, par marion
ahlalala le grand sujet !
alors moi j'ai 15 ans, je mesure 1m 50 et le manque de respect j'en vois tout les jours , pfiouuu...!
une anecdote : l'autre jour au galerie lafayette, j'attandais la repareuse de montre , au guichet.
Apres 30 minutes de queue c'est enfin mon tour et la qui est ce qui arrive ? une sorte de creature de 1 m 70 , genre blonde silliconée, qui me sort : "desolé, j'etait la avant , j'ai attendu 1/4 d'heure avant et puis je suis allé boire."
dans ma tete je me dit : oula, ne te laisse pas encore une fois marcher sur les pieds , allez, dis qqch!
alors j'ai pas reflechis et j'ai dit : nan mais ca va pas la ?? tu reves ou quoi ??
la blonde a le culot de demander a la guichetiere :hé ho , j'etait la avant, hein ?
la dame repond : je ne crois pas non , allez faire la queue comme tout le monde!
A ce moment la on se sent vraiment fier!
parce sinon quand on m'insulte au lycée , j'y pense encore 3 heures apres pour trouver LA bonne reponse qui l'aurait trop "cassé"! et c'est rageant
24. Le lundi 12 février 2007 à 20:44, par la petite
j'en ai une bonne.
je suis plutôt du genre à m'écraser, mais pas toujours. et quand ça sort, c'est plutôt impressionnant.
un soir, je rentre à pied chez moi avec une amie. la rue est déserte, le quartier pourri, et comme il vient de pleuvoir j'ai une main occupée par mon parapluie.
deux malabars se pointent, vraiment très grands, très costauds, l'air souriant, complice mêmes. me jettent un regard appuyé (pas de problème, je ne me sens pas gênée pour autant), et, au moment de nous croiser... l'un d'eux me met la main entre les jambes. bien ciblé, et en plus il prend son temps. là main devant, c'est encore plus humiliant que derrière, je trouve. j'en reste paralysée de surprise.
mais là, sans réfléchir, j'ai réagi. je tends mon parapluie à la copine (je me prépare au combat!), je demande à haute et distincte voix : "ça va pas, non?"
Il continue à sourire, imperturbable.
et là, je prends mon élan, et vlan! une grande baffe de la main droite.
rien. il bouge pas. ça aurait pu en rester là, non?
alors moi : "ça ne te suffit pas? connard !"
et vlan! une autre vient s'abattre sur lui, de l'autre côté, de la main gauche (eh oui, pour certains trucs, je suis ambidextre !)
son courire a commencé à se fissurer, ma copine à palir, et finalement son copain l'a entrainé en le calmant ("viens, laisse tomber..."), pendant qu'ahurie je me demandais où j'avais trouvé le courage de braver un colosse la nuit dans une rue déserte.
25. Le lundi 12 février 2007 à 22:05, par Sandra
Ahahah!! Comment faites-vous pour réagir comme ça? Nan mais sérieusement Bravo! pour votre courage et vos bons réflexes parce que si je gifflait et insultait comme vous le faites, mes journées seraient joyeusement remplies! Continuez ainsi et vive le masacre mérité!^^
26. Le lundi 12 février 2007 à 22:42, par Manu Prince S
Je ne suis pas du genre à m'énerver contre les gens, mais dernièrement je ne me suis pas laissé faire: au printemps dernier un stage m'a conduit chez Lancel à la Presse. Mlle Isabelle B. directrice de la Communication est réputée pour être une femme très désagréable. Au début, je le prends cool. Je suis là pour 6 mois. mais au bout d'un mois, je termine tous les soirs à 21h, en juin, et je fais des choses que je ne suis pas sensé faire (baby sitting par exemple...).
Seulement voilà: je n'en suis pas à mon premier stage, je fais celui ci uniquement pour gagner un peu d'argent, donc je n'ai pas envie de me laisser marcher sur les pieds...
Tout va bien, jusqu'à ce matin (jour de ma remise des diplômes de mon école), où je suis venu en costume car je n'aurais pas le temps de me changer le soir même. Avec la clim à fond pas de pb de transpiration donc ça va.
Sauf qu'à 11h, alors que dehors la température avoisinne les 28°, la directrice décide de m'envoyer dans le 8e (on est dans le 14e), pour acheter des books, départ immédiat.
Sans argent.
La maison a un compte dans cette boutique.
Résultat, je me retrouve en sueur dans Paris en moins de 30 minutes, et à la boutique on m'apprend que le compte n'est plus ouvert... résultat je débourse 300 euros en books, en me disant que je vais me faire rembourser (300 euros c'est aussi mon salaire de stagiaire).
Je suis sur les nerfs lorsque je rentre au bureau, et trempé surtout, mon costume ruiné...
Je me fais copieusement jeter par la boss selon laquelle j'ai mis trop de temps, et quand je lui explique que j'ai du payer moi même et que je souhaite être remboursé le jour même.
La dame me prend de haut et me signifie de changer de ton.
Disons que ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase.
Je l'ai arrêtée tout de suite, elle, la directrice de la communication in chief, et je lui ai dit que c'était elle qui allait changer de ton, et que dans la foulée elle allait me rembourser mes 300 euros sur le champ, et que je prenais mon apres midi pour me préparer à ma remise de diplômes, et que si elle n'était pas contente hé bien c'était pareil.
La porte étant ouverte tout le monde a entendu notre conversation dans le service.
La directrice est restée tétanisée pendant quelques secondes, le temps pour moi de conclure avant de partir: "je suis peut être stagiaire, mais pour votre gouverne, stagiaire et esclave sont encore deux mots différents!".
27. Le lundi 12 février 2007 à 23:30, par aurore
Tu voies le monde dans les magasins le dernier samedi avant Noel ? Histoire de faciliter le parking, je décide, en bonne citoyenne de prendre le bus. Au moment de repartir, évidemment, pas assez de bus pour tout ce monde et un arrêt de bus bondé. Le bus arrive enfin et là, cohue générale...Tout le monde se pousse, se marche sur les pieds histoire de s'assurer SA place assise. Me doutant que je n'aurai, de toutes façons pas de quoi m'asseoir, je me dirige mollement vers le bus quand Mamie me donne un coup d'épaule, me marche sur les pieds en marmonant. Déjà exténuée par cet apres midi, je fais remarquer à ladite Mamie qu'elle vient de me ruiner les pieds et que par ailleurs, c'set pas la peine de s'exciter, un autre bus arrive derrière. Et c'est là que Mamie grogne vaguement quelque chose à ma hauteur et, m'ayant dépassé d'un mètre, sort un " Ta gueule" parfaitement compréhensible. Je dois dire que ça m'a tellement surpris que j'ai rattrapé Mamie par sa capuche et que je lui ai demandé si j'avais bien compris ce que je venais d'entendre!!! Et elle, sans se dégonfler, de me répondre " oui, mais y'a mon bus". Je l'ai pourri !!! Je sais, ça ne se fait pas mais elle a pris pour toutes ses camarades qui, à longueur d'années, me grillent à la caisse de Monop à 19h pour acheter leur poireau. Du coup, elle a du avoir peur : je suis monté dans le bus mais elle, elle est finalement restée à l'arrêt et a attendu le suivant. Cela dit, j'espère bien que son sonotone larsen encore !!! Non mais oh !! Les vieux, c'est plus ce que c'était!
28. Le lundi 12 février 2007 à 23:46, par Banancosmic
Comme beaucoup je me laisse souvent marcher sur les pieds, et dans tout ce que j'ai lu il y a des choses que j'aurais aimé dire ou faire, mais je n'ai jamais eu le cran. Mais il y a une chose, dont je suis fière, enfin pas tout à fait encore, mais ça viendra. J'ai fini mes études de costumière en juin. En aout on me demande de réaliser un costume pour une danseuse. Mon premier job! Moi, bien naive, entretenant des bons rapports avec les clients, je ne signe rien, j'achète le tissu et les fournitures sans avance en me disant que je me ferai payer à la fin (grossière erreur). Je livre la robe en temps et en heure. Une semaine après la représentation, L., le frère du cavalier de la danseuse (c'est lui qui nous a mis en relation) m'appelle en m'insultant presque pour me dire que ce que j'avais fait, c'était de la merde (disons les choses texto), qu'ils ont du racheter une robe à la dernière minute, qu'il était hors de question qu'ils me paient pour ça. Moi déconfite, à l'autre bout du fil, je me sens mal, démolie là où ça peut faire le plus mal.
Puis après en avoir parlé avec des proches, et encore plein d'autres gens, je décide de ne pas me laisser faire, qu'il est hors de question que ca se passe comme ça. J'avais fait un costume, et un bien, j'allais donc etre payée pour ça. J'ai donc fait des démarches administratives, je suis allée aux rendez vous gratuits au palais de justice, dans une maison du droit... J'ai de nouveau eu L. au téléphone et quand je lui ai dit que je pouvais porter plainte j'ai senti que j'avais touché un point faible. Et j'ai appris un peu plus tard que meme sans contrat signé, un accord consensuel avait valeur de contrat d'entreprise, et que je pouvais donc l'assigner au tribunal d'instance. Maintenant, l'affaire en est là. Ca traine parce que je n'ai pas d'adresse. Il n'est pas dans les pages blanches. Je n'ai qu'un portable. Mais je vais trouver un moyen de mener ça a terme pour pouvoir etre fière de m'etre battue. J'ai été naïve, la naïveté de la débutante sans doute, mais on ne m'y reprendra plus.
29. Le lundi 12 février 2007 à 23:52, par mo
je crois que je n'ai jamais commenté... je lis pourtant ce blog trèèèèès régulièrement! moi je suis du genre à me faire marcher sur les pieds: un soir dans le métro parisien, trois amis qui rentrent in extremis dans la rame, moi sur leur passage, mais où est le problème, et la nana qui est morte de rire, c'est tellement drôle n'est-ce pas de renter comme ça... très drôle en effet, mon pieds se souviens encore de son talon aiguille joyeusement planté.... Je n'ai rien osé dire, je m'en veux!!!! j'alimente mon ulcère... ou je m'énerve pour un rien, démesurément, et si possible contre la mauvaise personne...
de plus en plus j'essaie de ce que je pense; il est vrai que train de banlieue et métro tous les jours me procurent quelques occasions!
merci à Princesse Audrey pour ces quelques idées...
30. Le mardi 13 février 2007 à 00:05, par Margot
Personne n'a raconté comment elle a fait profil bas... Je vais donc m'y coller...
Dernièrement, j'ai eu des échos concernant mes amies qui passeraient du temps à me casser du sucre sur le dos. Je serais visiblement une fille égoiste, méchante, stressée chronique de notre bande parce que je ne consacre du temps qu'a mes études (je fais un double cursus difficile donc ca me parait légitime que je privilégie mon concours...). Au lieu, de prendre mon téléphone et de règler ça immédiatement, j'ai laissé passer une nuit pendant laquelle je n'ai cessé de cogiter... résultat, le lendemain, tellement sur les nerfs, je fais un malaise, me mange une porte, me défigure au passage, et annule au passage mes projets de week end à Paris avec ma soeur (j'étais arrivée la veille dans la capitale) pour partir en ambulance, inconsciente et dans un pyjama immonde! Ca fait trois semaines que c'est arrivé, je n'ai toujours pas pris mon téléphone pour beugler... Ok, je suis une dégonflée mais les médecins m'ont conseillés de ne plus me stresser inutilement, je suis donc l'avais médical!
31. Le mardi 13 février 2007 à 19:04, par Princesse Audrey
@ Margot : Ma pauvre Margot... Tu sais, je crois que tu as eu raison de laisser courir, pour tes "copines". Tu as des études prenantes, garde ton énergie pour ça. Il vaut mieux que tu concentres tes forces et ton habileté dans ce qui te concerne vraiment. Dis-toi que si ces copines te cassent, elles doivent le faire pour toutes les autres filles de votre bande, dès que l'une d'entre elles tourne le dos. C'est souvent comme ça. Courage !
32. Le mardi 13 février 2007 à 20:23, par NiniKatkuta
Je ne suis pas particulièrement fière de ça mais... je suis un peu trop timide pour m'enflammer contre les gens, donc je m'écrase la plupart du temps, même si avec le temps, j'ai quand même un peu appris à m'affirmer, et à ne pas trop passer pour une conne, hein, faut pas déconner...

Allez, juste pour le plaisir, un super exemple qui date juste d'hier: un garçon de ma classe (oui, je suis étudiante, ce qui explique aussi la présence d'un garçon fort jeune à côté de moi à ce moment là), fort fort jeune, m'a sorti, hier, en parlant de mon poids (je précise que je suis bien... "ronde", loin d'être obèse, ça va, je fais du 42 quoi, enfin bref!), alors que je n'en parlais pas du tout, "oh ça va, t'es dans la moyenne... la moyenne américaine, mais la moyenne quand même! Puis bon, tu dois avoir une ossature trèèèès lourde, c'est tout, HA HA HA".
Ah ben ouais, super drôle dis donc!
Sur ce, j'ai pris ça à la rigolade, même si je me suis sentie blessée comme tout et très mal à l'aise, j'ai rigolé et dit "Arrête, tu sais très bien que je pèse moins de 30Kg et que je n'assume pas!"... (il a continué toute la journée avec des "rappels" de la blague par ci par là, si ça c'est du respect!?)
Ah, ça fait du bien de l'écrire, vu que je me sentais si mal que je ne l'ai dit à personne.
33. Le mercredi 14 février 2007 à 16:34, par clemfromipanema
Hier, histoire stupide mais qui constitue le genre de petites victoires qui regonflent notre égo.
Fin de journée, sortie du boulot, portant sur mon dos 50 min de métro, je me transporte tant bien que mal chez Monoprix, décidée à n'acheter que des céréales pour mon diner de la smeaine. arrivée à la caisse, l'équivalent de marie thérèse du sketch des inconnus me renvoie bouler à voix haute que les tickets restaurant ne sont pas acceptés autrmement que pour les salades. Je reste calme et lui explique que cela n'a jamais posé de prblème concernant l'alimentaire. Penndant ce temps une dame agée se ligue à la méchante caissière et me fait remarquer dans le supermarché. la caissière dans un élan de malice me dit si cela fonctionne dans les autres caisses de m'y diriger, croyant que la ême destinée m'attendait...
C'était ne pas me connaitre, je file chez sa voisine qui ne me fpose aucun problème et encaisse avec sourire.
Ni une ni deux je me redirige versla mégère acariatre marie- thérèse en lui expliquant qe la politique du monoprix, c'est comme la politique mondiale: ca varie selon les caisses.
je vous assure que si elle avait pu me tuer elle l'aurait fait!!
anecdote stupide qui n'a rien fait avancer mais j'ai décidé de ne plus me géner et pour rien lorsque je suis dan mon bon droit
34. Le mercredi 21 février 2007 à 16:47, par maelle
je ne sais pas s'il est trop tard pour venir deposer mes impressions ou non mais tant pis je le tente au cas ou
Je me suis rendue compte de deux choses.
La première, c'est que j'ai souvent tendance à trouver après coup la replique parfaite qu'il aurait fallu donner et je change d'ailleurs aussi souvent la fin des histoires que je raconte (à mes amis et famille) pour placer cette fameuse réplique même quand je ne l'ai pas dite. Ca a quelque chose de reparateur, comme si finalement, au gars qui ne bouge pas d'un milimetre quand il arrive droit sur vous sur le trottoir, vous donne un grand coup d'epaule et part sans rien dire, on avait vraiment dit pardon, vous ne m'aviez pas vue au lieu de se masser l'épaule en ronchonnant toute la journée.
La deuxième chose c'est que j'ai beaucoup plus de facilité à remettre en place des inconnus (l'imbecile garé devant mon garage à qui je demande le plus poliement possible s'il a pensé trois secondes à autre chose qu'à lui même aujourd'hui, la vieille qui double au supermarché à qui je signale très fort (pour qu'elle ait bien la honte) euh non c'est à moi madame!, la nenette qui me met un coup de sac en faisant semblant de ne pas s'en être rendue compte à qui je crie pardon comme si c'était moi qui l'avait bousculée, le de rien qui souligne l'abscence de merci...) donc, à remettre en place les inconnus que les personnes de mon entourrage.
Deux situations: 1) je me retrouve au musée avec une amie. Nos cartes d'étudiante en arts sont perimées depuis 3jours, on tente le coup quand même (en sachant très bien que c'est pas très réglo) On sort notre plus bel air naif à la caissière qui nous dit c'est celle de 2005, en disant qu'on a pas les nouvelles. Elle se retourne vers sa colleegue, qui lui dit qu'elle a vu les nouvelels cartes de 2006 et commence à nous parler comme à des vraies cruches sans cervelle tout en s'acharnant sur nous. Ca commence par vous avez un certificat de scolarité (euh, oui, à la maison madame) et ça passe par ah bah ça c'est les visiteurs du dimanche, pas de carte de reductions, pas de monnaie, blablabla le tout sur un ton très sec et pas agréable du tout. J'admets que ce qu'on a fait n'est pas très cool mais en meme temps c'est pas de ma faute si son boulot la saoule. Elle me dit vous savez je ne voudrais pas être m'ennerver (apres 10minutes de monologue) je la coupe et lui dit vous n'êtes pas ennervée là? Tant mieux alors, parce que vu comme vous êtes désagréable quand vous êtes calme je préfère ne pas vous voir ennervée. Sur ce nous sommes parties et j'ai vu l'exposition un mois plus tard en payant mon billet mais ça m'a fait un bien fou de l'avoir remise en place!
2) une amie m'appelle pendant que je sui sur lyon, je dors souvent chez elle d'habitude, elle me dit de la rejoindre à une soire et là erreur suprême on ne parle pas du logement. Pour moi il est evident que je dormirai chez elel ou son copain. A 4h du matin, en partant de la soirée mon amie me dit aurevoir, je reste un peu bête et lui demande si je ne peux pas dormir chez elle, elle repond qu'elle va dormir chez son copain. Elle me demande si je ne vais pas dormri chez ma soeur. Je réponds non, elle me dit que je peux peut etre appeler ma soeur pour aller chez elel, je lui rappelle l'heure, lui demande si eventuellement je peux dormir chez elel et mettre la clé dans la boite au lettre le matin en partant, elle n'a pas l'air emballée, me redit d'appeller ma soeur. A force, pas envie de me battre j'ai appelé ma soeur (que j'ai bien sur reveillé) et dormi chez elle. On n'a jamais reparlé de ça et je suis toujours en colère contre elle quelques mois après. On ne s'est je crois pas comprises et l'alcool de la soirée et la fatigue aidant je n'ai pas voulu approfondir le debat. Mais je crois que j'aurais du lui en parler, lui dire que j'avais été contrariée par cela plutot que de garder cette rancoeur...
Ca en fait un long temoignage tout ça!!!! desolée pour la longueur
35. Le mercredi 14 mars 2007 à 11:49, par laurette
je crois pouvoir dire que pendant longtemps, la reine des tartes c'était moi, j'étais une fille gentille et les gens devaient le repérer direct et me marcher dessus sans embarras. Je suis étudiante et un groupe de filles de l'Ecole se répandaient en horreurs, rumeurs sur moi, me faisant passer pour une fille aux moeurs légères. Ca me faisait du mal, je pleurais souvent de cette situation, m'en plaignais à mon chéri etc. Jusqu au jour où j entends l une de ces grues, qui ne m avaient pas vue, dire " ah oui je l'ai vue rentrée avec untel et untel hier soir etc" et là, ces mois de bouillonnement intérieur ont payé, je suis allée la voir, devant ses copines et lui ai dit "ecoute, je constate que toi et tes amies parlez bcp de moi, pas très gentiment d ailleurs et donc j en ai conclu que la seule raison pour laquelle vous passiez tant de tps a parler de moi était que vous m'admiriez; en même temps, c est normal, non seulement je suis jolie mince et stylée mais j ai aussi de supers notes et un mec canon. Alors si vous avez besoin d aide, de conseils, parce que visiblement vous en avez besoin, prenez contact avec moi, je vous donnerez des conseils! je ne dis pas que vous pourrez me ressembler, car la classe, ça ne s'achète pas, mais on fera de notre mieux ok?" j'ai joué la gentille pimbêche pour leur en boucher un coin!
Ce fut la libération, je n en suis toujours pas revenu de mon audace, n empêche, plus jamais un mot méchant et certaines sont mêmes devenues gentilles avec moi!
super blog au fait, je découvre et j adore!!
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