Quand je les ai vues dans la vitrine de chez Olga mon coeur s'est arrêté de battre. J'ai cru que je ne pourrais jamais me déscotcher de cette vitrine. Je suis entrée hypnotisée, ai foncé sur la paire, et ai regardé le prix. Oui parce que je me méfie de mes coups de foudre, la dernière fois, il s'agissait d'escarpins Chanel à 350 euros, pfff n'importe quoi...

escarpins martine sitbon collection noeuds Et à la vue du prix mon coeur se brise. Ce ne sont pas des Chanel, mais elles sont à 350 euros quand même. JAMAIS je ne pourrai me les payer. J'abandonne toute idée de les avoir dans ma garde-robe. Je tente la méthode de ma grand-mère "Imagine que tu les portes, tu les mets et remet, puis ça fait des mois que tu les as et ça y est tu en as assez, tu ne peux plus les voir..." Bizarrement, la méthode fonctionne chez Zara, beaucoup moins chez Olga. J'y pense tous les jours.

Un matin je me souviens d'un concept de fou : Les soldes. Bon sang mais c'est bien sûr, il y a les soldes ! Bon à -50% elles restent chères, mais c'est déjà plus jouable. J'y retourne le jour des soldes. Elles sont soldées à pffff 250 euros... On est loin du but... Je ne suis plus à ça près, j'attendrais la deuxième démarque...

Trois semaines plus tard, deuxième démarque, 210 euros. Je ne tiens plus. Tant pis, je me ruine. J'expliquerai à mon banquier que la réussite dans mon métier est aussi liée à l'élégance et la personnalité de la garde-robe. C'est la fête youpeee ! Je les ai enfin !!! Ma joie est un peu gâchée quand je rentre par un "210 euros pour des chaussures ???!" mais elles sont si parfaites !

L'histoire pourrait se terminer là en quasi happy end. Seulement le lendemain, je vois ces chaussures rarissimes jamais vues ailleurs que chez cette chère Olga au goût si sûr dans une petite boutique de la rue du Roi de Sicile. J'entre pour voir, il y a des bottes superbes de la même marque et une sélection pointue et canon de fingues et accessoires. A deux pas de chez moi, je viens de rencontrer le diable.
Je m'approche de mes superbes escarpins, je regarde le prix 300 euros soldés à 50%, gloups. Ne pas paniquer, de toute façon il n'y a sûrement plus ma taille. - Vous avez du 39 ? - Oui c'est la seule taille qu'il nous reste. Gloups et regloups. Je me suis donc fait avoir de 60 euros. Pile le prix de ce ravissant petit top Sonia soldé. Re re gloups.

Bon, j'ai perdu 60 euros, mais j'ai les plus belles chaussures que je n'ai jamais possédées, alors finalement, c'est le bonheur quand même. Cela dit, à l'avenir quand je verrai quelque chose chez Olga, je viendrai d'abord voir s'il n'est pas 60 euros moins cher chez la petite dame de la rue du Roi de Sicile (un bon prétexte pour rendre visite au diable !!).

Et vous, quelle est l'histoire de vos escarpins préférés ? Les avez vous eu de haute lutte ?