13 mai 2006, pour mes 2 ? ans, dans mes paquets, une invitation à l’un des spa les plus novateurs du moment : la Kenzo Bulle.

18 juillet 2006 : au volant de la 206 de mon meilleur ami (oui je sais, pas très prudent) je décide de téléphoner pour prendre rendez-vous

25 novembre 2006 (ben oui 4 mois de délais pour voir un rendez-vous le samedi quand même) : je vais enfin découvrir cette Bulle parisienne

Après 4 heures de shopping dans les beaux quartiers parisiens, les bras chargés de sacs en tout genre, l’idée de me poser au calme et de me faire papouiller pendant 1h entière me réjouis. J’abandonne (lâchement) mon meilleur ami (et oui encore lui) et je m’engouffre dans l’ascenseur du Kenzo Building pour m’arrêter au 4eme étage.

C’est blanc, très blanc, qu’est-ce que c’est blanc ! C’est calme, juste un peu de musique style « Cafe del mar ».

Je suis un peu en avance, je me précipite vers le stand de crèmes en tout genre de la gamme KensoKI : La crème qui fait belle, la crème qui retiens la lumière… J’en veux vite !

A peine le temps de me poser sur la banquette ultra design, qu’une charmante demoiselle vient me chercher. Toute menue, toute jeune, je m’interroge sur ses capacités à me masser, moi bel homme sportif dans la fleur de l’age !

Pour moi ce sera la Bulle jaune, pétillante, revitalisante. De l’or, du blanc, une boule stroboscopique et une musique toujours agréable. Je me dirige vers le « coin » de la bulle pour me dévêtir (je reste en boxer quand même), j’aperçois un peignoir façon Kimono (normal... Kenzo il est pas japonais ?), entre lui et moi un rideau, un rideau en boules de verre, déjà les sensations commencent, ça va faire mal ? Non au contraire, c’est doux, un peu froid mais agréable.

Comme convenu avec la charmante demoiselle, je m’installe sur la table de massage, et j’attends quelques minutes ? La musique, les reflets de lumières tournoyants, la chaleur, je me sens bien. Ma masseuse est de retour, on discute un peu, me demande si je suis déjà venu, si j’ai l’habitude des massages ? Elle se rend compte qu’elle a affaire à un connaisseur, et me préviens que ce qui va suivre n’a rien à voir avec ce dont j’ai l’habitude.

Et la tout s’enchaîne ! Une expérience impressionnante. Il fait froid, non il fait chaud, mais j’ai bougé ? Non j’crois pas, ma tête est où ? Mes pieds ? Tout va très vite…

C’est quoi cette chose au creux de mes reins ? Mais j’ai la même sur ma nuque, ça brûle, non finalement, ah mais j’y suis ce sont des pierres, de petites pierres chaudes. De l’huile ? Non plutôt un gel, mais c’est givré, je sens plus mes jambes, je frissonne, que c’est agréable.

Des serviettes chaudes, des serviettes froides, des serviettes humides, et encore des serviettes chaudes… ça en consomme du coton chez Kenzo !

Les jambes, le dos, les pieds, parfois en même temps, parfois isolés… c’est un régal. Je me retourne, et à présent mon visage va profiter des mains de cette demoiselle. Des pressions, fortes, très fortes, mais limite jouissif. Oups, elle m’a retourné la tête non ? non… juste une impression.

C’est étrange, je ne plane pas, je m’interroge, mais c’est agréable, très agréable…. Finalement c’est long… agréablement long ! Le plus impressionnant est lorsque qu’il ne se passe rien, comme si mon corps réagissait à l’inaction de la masseuse. Décidemment, j’ai l’impression d’avoir basculer dans un univers 100 % sensoriel.

C’est fini…. Dommage. On m’informe que j’ai tout le temps nécessaire pour me rhabiller, une boisson peut être ? Je n’ose demander une coupe, et puis il est quand même un peu tôt non ?

Malgré le délai d’attente pour le rendez-vous, rien n’est « à la chaîne ». Je ne croiserais d’ailleurs personne, comme si tout était fait pour que je sois LE client unique. C’est plutôt flatteur et agréable.

Je traîne dans l’espace une fois sorti de la Bulle, j’aperçois une multitude d’objets étranges, design et kitch : est-ce cela que j’aurais senti sur mon corps ?

Je me retrouve en pleine forme, pas d’effet planant, pas d’état vaporeux, je me retrouve bien, heureux et dynamique. Post-état inverse aux massages dont j’ai l’habitude. Un seul regret… pas de douche possible après cela.

A refaire… ? Je ne sais pas mais à faire OUI !