Mon déjeuner chez Marlboro Classics
Ecrit par Caroline, mercredi 22 novembre 2006 à 10:07 :: Délires futiles :: #293 :: rss
Ou comment une présentation presse peut se transformer en petit repas d'après-midi entre amis (qui ne se connaissaient pas la minute précédente)...
15h30, je débarque à la présentation presse Marlboro, c'est une journée portes ouvertes, il n'y a pas d'horaires précis, mais la délicieuse odeur qui se dégage dans l'escalier me fait noter que j'ai du louper un épisode. L'adresse est sympathique : à deux pas de la place du marché St-Honoré. Je sonne, on m'ouvre la porte. Je pose mon manteau, jusqu'ici, rien d'anormal.
J'avance de quelques pas et là je retiens un cri (mal vu dans la profession de s'extasier - particulièrement si c'est sur autre chose que les fringues présentées). C'est l'appartement de mes rêves.
Une cuisine tout en longueur et en alu brossé. Une magnifique table en bois brut qui la longe et où on peut asseoir une douzaine de personnes, moi qui adore faire des dîners ! Du parquet en lates larges. Un plafond à plus de trois mètres. Deux immenses fenêtres arrondies en haut. Un canapé blanc, pour moi le comble du luxe, une déco minimaliste mais pile dans le ton. J'achète. Comment ça ce n'est pas à vendre ?
L'appartement appartient à un photographe qui le loue pour la présentation. En plus il gagne de l'argent avec. Mais pourquoi n'ais-je pas fait photographe ? Hein, journaliste quelle idée, je suis condamnée à aller à des présentations dans des lieux de ce genre sans jamais en posséder un, il y a comme un problème dans l'énoncé. Heureusement, j'adore mon métier.
On passe à table. Oui il est quatre heures de l'après-midi mais le chef a cuisiné un foie gras poelé et un rizotto aux champignons qui ne se refusent pas. En face de moi, une journaliste mode chevronée qui nous raconte plein d'anecdotes croustillantes et de potins de la profession. Elle fait allusion aux divers utilisateurs de meetic, édifiant ! A ma droite, une pessimiste qui rêve d'intégrer une rédaction sans trop y croire bien sûr. A ma gauche mon ami styliste aussi effrayé que moi par les derniers propos de notre voisine : Elle sort d'un déjeuner avec des journalistes de L'Obs qui font une enquête de société sur les couples, et d'après eux, point de salut pour la fidélité. Tous les hommes tromperaient forcément leur femme à un moment ou à un autre, voire tout le temps. Angoisse.
L'attachée de presse tente de détendre l'ambiance en racontant que ça ne risque pas d'arriver à son fils, 28 ans qui ne trouve pas le temps d'avoir une petite amie - Tu comprends, maman, lui explique-t-il, j'ai trop de boulot et quand je rentre j'ai envie de voir mes potes... Et après on se demande pourquoi il y a autant de célibataires.
Une bonne âme se dévoue pour changer de sujet. Borat, vous avez aimé ? J'étais presque la seule à avoir trouvé ça à mourir de rire, aurais-je loupé quelque chose ? Par contre le manteau Balanciaga de Charlotte Gainsbourg dans Prête-moi ta main fait l'unanimité. Rires, potins & co, c'est comme si on se connaissait depuis toujours. Arrivent les tartelettes. Malgré le double déjeuner dont un plutôt copieux, je me sers allègrement. Puis ajoute un coca de fin de repas. 10 000 calories plus tard, je quitte mes amies d'un jour, il faut quej'aille faire une sieste je retourne travailler, sinon je vais m'installer ici.
On se quitte en s'embrassant. Un peu à regrets. Comme on quitte un dîner avec des amis chers. Il y a des moments vraiment sympathiques dans ce métier quand même.
J'avance de quelques pas et là je retiens un cri (mal vu dans la profession de s'extasier - particulièrement si c'est sur autre chose que les fringues présentées). C'est l'appartement de mes rêves.
Une cuisine tout en longueur et en alu brossé. Une magnifique table en bois brut qui la longe et où on peut asseoir une douzaine de personnes, moi qui adore faire des dîners ! Du parquet en lates larges. Un plafond à plus de trois mètres. Deux immenses fenêtres arrondies en haut. Un canapé blanc, pour moi le comble du luxe, une déco minimaliste mais pile dans le ton. J'achète. Comment ça ce n'est pas à vendre ?
L'appartement appartient à un photographe qui le loue pour la présentation. En plus il gagne de l'argent avec. Mais pourquoi n'ais-je pas fait photographe ? Hein, journaliste quelle idée, je suis condamnée à aller à des présentations dans des lieux de ce genre sans jamais en posséder un, il y a comme un problème dans l'énoncé. Heureusement, j'adore mon métier.
On passe à table. Oui il est quatre heures de l'après-midi mais le chef a cuisiné un foie gras poelé et un rizotto aux champignons qui ne se refusent pas. En face de moi, une journaliste mode chevronée qui nous raconte plein d'anecdotes croustillantes et de potins de la profession. Elle fait allusion aux divers utilisateurs de meetic, édifiant ! A ma droite, une pessimiste qui rêve d'intégrer une rédaction sans trop y croire bien sûr. A ma gauche mon ami styliste aussi effrayé que moi par les derniers propos de notre voisine : Elle sort d'un déjeuner avec des journalistes de L'Obs qui font une enquête de société sur les couples, et d'après eux, point de salut pour la fidélité. Tous les hommes tromperaient forcément leur femme à un moment ou à un autre, voire tout le temps. Angoisse.
L'attachée de presse tente de détendre l'ambiance en racontant que ça ne risque pas d'arriver à son fils, 28 ans qui ne trouve pas le temps d'avoir une petite amie - Tu comprends, maman, lui explique-t-il, j'ai trop de boulot et quand je rentre j'ai envie de voir mes potes... Et après on se demande pourquoi il y a autant de célibataires.
Une bonne âme se dévoue pour changer de sujet. Borat, vous avez aimé ? J'étais presque la seule à avoir trouvé ça à mourir de rire, aurais-je loupé quelque chose ? Par contre le manteau Balanciaga de Charlotte Gainsbourg dans Prête-moi ta main fait l'unanimité. Rires, potins & co, c'est comme si on se connaissait depuis toujours. Arrivent les tartelettes. Malgré le double déjeuner dont un plutôt copieux, je me sers allègrement. Puis ajoute un coca de fin de repas. 10 000 calories plus tard, je quitte mes amies d'un jour, il faut que
On se quitte en s'embrassant. Un peu à regrets. Comme on quitte un dîner avec des amis chers. Il y a des moments vraiment sympathiques dans ce métier quand même.
Un autre billet de "Délires futiles" : BHV, jour ferié
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Réactions pour "Mon déjeuner chez Marlboro Classics" ...
1. Le mercredi 22 novembre 2006 à 14:51, par Andréa
Je vois que ton métier n'a pas que des désavantages,
même si tu n'a pas l'appartement d'un photographe !
Au fait tu as fais rire mon fils qui a à 27 ans le même profil que le fils de l'attachée de presse dont tu parles !
Il va falloir que je l'inscrive au célib de la semaine sinon je n'ai pas fini à avoir son panier à linge plein de la semaine.....
2. Le vendredi 24 novembre 2006 à 02:10, par LeBaron
C'est atroce la fin de ton repas....ma pauvre...
Où puis je mettre ma photo pour te draguer? je trouve pas.
3. Le dimanche 14 janvier 2007 à 19:30, par ania
j'aimerais être journaliste et photographe, lol.
PS: quel est le rapport entre ce diner et Marlboro?
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