Tout de suite je me renseigne sur l'identité de la chose. Il est neerlandais. C'est l'artiste Maarten Baas qui l'a imaginé. Un artiste, c'est pour ça qu'il est si beau !Il s'appelle smoke et il fait partie d'une série d'objets "brûlés" tous plus canons les uns que les autres. Pour une fois que je craque pour quelque chose de plus utile qu'un huitième sac ou une trente troisième paire de chaussures... Oui un fauteuil, je pourrais m'asseoir dedans toute la journée pour écrire. Dans celui là je serais vingt fois plus efficace et créative donc, c'est rentable de l'acheter. C'est là que je m'inquiète vaguement du prix.

Mon banquier comprendra-t-il ma théorie de la rentabilité à moyen terme ? Jusqu'à 500 euros, je pense que ça peut passer à condition que je ne m'achète plus rien pendant deux mois. Autant demander à un épouvantail de ne pas faire peur aux oiseaux. Promesse de junkie. Mais ça je ne lui préciserai pas bien sûr. Je soulève l'étiquette, et là... C'est le drame. La somme est tellement monstrueuse que je ne peux même pas espérer une cotisation de gens qui m'adorent pour noël ET mon anniversaire. ET le juste prix est de... 2600 euros. L'angoisse. Et dire qu'il n'y a pas de soldes de presse pour le mobilier... Enfin pas à ma connaissance en tout cas. Que faire ? Jouer au loto ? Trop aléatoire. Le prendre et partir en courant ? Un peu compliqué, il est au deuxième étage. Lancer un fauteuilinternetothon ? Euh... Z'avez pas un euro ? Si chaque lecteur... ;-) Maarten Baas Moi je dis, c'est le Karl du mobilier, nan ?