16h02 : Arrivée aux Galeries, je fais le tour de l'étage chaussures, impossible de trouver les Repettos. Il y a tout ce qu'on veux Céline, Prada, Gucci, mais les Repetto ont disparu.

16h08 : Je demande à une vendeuse, elle me dit qu'il n'y a plus de stand, qu'il réouvrira mi-août. Aie. J'ai passé le quota de minutes maximum pour la survie de mon homme et je suis bredouille. Il y a bien la bien la boutique principale pas loin...

16h09 : Mon homme veut rentrer à la maison. Je lui fait mon regard spécial "je-t-aime-si-on-continuait-ce-shopping"

16h10 : Mon homme accepte de se rendre à la boutique. Une boutique pas plus, hein ?

16h17 : Arrivée rue de la Paix, je constate que la boutique n'a pas l'air en bon état.

16h19 : Je constate que non, on ne vend pas pendant les travaux chez Repetto. Rage. Désespoir. Il y a bien le Printemps...

16h24 : J'ai réussi à convaincre mon homme que passer devant une boutique en travaux ne comptait pas d'un point de vue shopinguistique. Il me donne cinq minutes.

16h40 : Arrivés au Printemps. Le rayon chaussures est perché au 5e étage maintenant. On met 3 minutes à monter. Je trouve vite le stand Repetto, c'est facile, c'est le seul où on dirait que c'est le premier jour des soldes. Je me bats et en jouant des coudes j'arrive enfin à voir les modèles. Bien sûr, il n'y a pas la couleur que je veux. Bien sûr, il n'y a plus ma taille dans l'autre couleur qui m'intéresse. Ce serait trop simple. Je téléphone au Bon Marché, malgré le regard "Je-te-préviens-j-y-vais-pas-meme-si-je-t-aime" de mon homme.

16h50 : J'apprends après 5 minutes d'attentes que non les Bolchoï en coca, ils n'en n'ont plus. Et comme l'usine ferme en août... Il va falloir attendre mi-septembre. AAAAARRRRGGGHHHH. Non je ne peux pas attendre, il me faut une paire de Repetto tout de suite !

16H55 : Mon homme fait une vague tentative pour me faire comprendre que ça fait plus de cinq minutes. Il n'insiste pas car il sent que je ne suis pas dans mon état normal. Une junkie en manque peut être agressive. Il se méfie. Je repère les Bolchoï en doré, après tout coca, c'est doré foncé... Et à côté d'elles, le même modèle en argenté. Les deux exposées en ma taille ! J'en met une à chaque pied et là, c'est le choix cornélien. Doré ou argenté ? Demande-je à mon homme. Il est tout aussi perplexe que moi (peut-être pas pour les mêmes raisons).

17h12 : Je penche pour les argentées

17h13 : Je penche pour les dorées

17h14 : Mon homme préfère les dorées. Ouf moi aussi finalement. Je paye (enfin je fais la queue pour payer, encore une fois, les autres stands sont vides et là c'est la cohue)

Bon c'est vrai tout ça a pris une heure plutôt que cinq minutes, mais ce n'est pas de ma faute, ce sont les circonstances !

L'essentiel, c'est que j'ai de jolies ballerines aux pieds et mon homme est fier (ou content de partir du Printemps ?).