C’est aussi le moment de tous les regrets. La mine de mourante que me fait ce top valait-elle vraiment les 120 euros déboursés ? N’aurais-je pas plutôt dû prendre cette robe verte qui m’allait si bien ? Les fausses promesses que je me suis faites : Ok j’achète ce pantalon, mais j’en vends 2 vieux sur ebay. Seulement mon unique pantalon bankable, j’y tiens. Les autres ne feraient pas plus de 5 euros aux enchères alors à quoi bon ?

Non, un lendemain de soldes n’est vraiment pas un jour comme un autre. C’est le moment où j’affronte la dure réalité. Avec un recul effrayant, j’ouvre les yeux sur mon atroce addiction : je ne suis pas plus capable de me limiter à un verre en soirée que de ne pas acheter plus d’un top en solderie. Et je suis déjà en train de me demander quand sera la prochaine vente. Tiens c’est La Perla. Tout en me jurant de ne pas y mettre les pieds. La Perla quand même... Tout en sachant très bien que j’y serais à la première heure. Tout en étant parfaitement consciente du fait que plus j’y vais moins j’ai de chances de me lever un matin pour partir en vacances à l’autre bout du monde. Cela dit à quoi bon partir au soleil sans un nouveau maillot de bain La Perla ?

Mon portable sonne. Quelqu’un pour me sortir de cette sinistre léthargie ? Quelqu’un pense à moi ? Super. Je vais déjà un peu mieux. Mon banquier. Je retire ce que j’ai dit.