Ce qui est crevant aussi c’est de s’y rendre. Parce que oui. Si j’avais une piscine dans mon salon, je nagerais vachement plus. Tous les jours même. Je le jure. Je me transformerais en sirène. Peut-être même en nageuse de l’est. Non finalement, la piscine à la maison, bof. C’est très surfait.

Mais franchement, sortir de chez moi, prendre le métro, marcher jusqu’à la piscine, passer par le vestiaire pour enfin arriver dans le bassin toujours trop froid, moi, ça me décourage. Puis tiens parlons en des vestiaires. Ca sent la transpiration. Ou le chlore. Voire les deux. On doit laisser ses affaires dans un casier miteux sécurisé par un cadenas douteux. Je devrais faire confiance à ce petit bout de machin chétif pour veiller sur mes escarpins préférés ? Et puis quoi encore. Que je mette des chaussures toutes moches pour y aller ? Je ne vais pas passer la journée entière en grolles pour pouvoir aller me baigner tranquille quand même. De toute façon le problème ne se pose pas, je n’en ai pas.

Oublions l’eau. Je pourrais jouer au tennis. L’ennui avec le tennis, c’est ce bruit oppressant de la balle qui touche le sol. Pok pok pok. Le sport est sensé me détendre. Pas me mettre à bout de nerfs parce que 1 la balle fait du bruit. 2. Je perds le set 3. Je perds la partie.

Oublions les jeux. Je pourrais aller courir. Seulement, j’ai essayé : Quand je cours, je m’ennuie. Un jour, je me suis dit corvée pour corvée, chiche, je fais mes comptes en même temps. Je me suis trompée de 2 zéros. En ma faveur. Je suis passée après chez Rykiel acheter un jogging Karma en rentrant pour me récompenser.

Non, vraiment je ne peux pas faire de sport, c’est trop dangereux pour mes nerfs et pour le moral de mon banquier.