Me voilà au trente sixième dessous. J’entre dans la douche avec un air de défi et je lance une contre-attaque au gant de crin. L’ignoble chose flasque me résiste. Ma peau rougit à vue d’œil, je suis obligée de baisser les armes. Mais je n’abandonne pas le combat. Tu ne t’en tireras pas à si bon compte ma belle ! (oui, moi aussi je sais être ironique, et vlan dans les flancs !). Je m’empare du pommeau de douche et j’ouvre le robinet d’eau froide… hum un bon jet bien glacial… Alors, on fait moins la maligne ? Dis-je en réalisant qu’elle m’avait mise KO par chair de poule. Les nerfs et la chair à vif, je sors, frotte mes cuisses comme une dingue avec la serviette puis saisis l’arme fatale : la crème anti-capitons. Massage, re-massage. Ca n'a pas l'air de la perturber beaucoup. Il ne me reste plus qu'une solution : sortir l'arme de destruction massive, l'appareil de palper rouler que j'ai payé plus d'un mois de salaire. Quelle cellulite oserait résister à un tel traitement ? La mienne ! Epuisée, découragée, lessivée, j’enfile mon jean skinny un peu trop serré au niveau des hanches… grrr… je baisse les bras (qui eux au moins sont en dehors de cet abominable complot). Et je fonce à la piscine en priant pour que les gens aient envie de me regarder dans les yeux. J'ai dit dans les yeux.