C’est ce que s’empressa de me dire la vendeuse de chez Karine Arabian qui m’avait pris pour une hérétique. Alors que je suis croyante bien que pas tous les jours pratiquante. Ce jour-là j’avais un tee-shirt Petit Rateau et un jean, alors fatalement je suis passée pour une plouc aux yeux de cette fille qui ne voyait défiler dans sa boutique que la crème de la mode. « Toutes les mannequins portent ça ! Et pas que dans les magazines » surenchérit-elle. Oui mais les mannequins sont canon, même en sac poubelle, ça ne veux rien dire ça.

J’essaye quand même le modèle qu’elle m’indique. C’est la dernière paire, elles en sont toutes folles. Sans blague ? Beige et dorées, des bottes de sept lieues miniatures… Ma parole mais elle ne vont avec rien ?! Et là, Céline, ma super coach shopping m’a mis K.O. avec cette phrase d’une efficacité redoutable : « Ce qui ne va avec rien, va avec tout ». Concept intéressant. Au point que je paye les 325 euros que la dame me demande. Sans réfléchir. A part à cette nouvelle théorie. Je me vois en conférence devant un auditoire de filles ébahies faisant une démonstration formidable sur comment les pièces les plus inassortissables de leur garde-robe sont les basiques de demain.

Seulement, quelques heures plus tard chez moi, d'essayages infructeux en tentatives catastrophiques, j'ai mis le doigt sur la faille monumentale entre la théorie et la pratique…