Ca ne loupe pas, je me sens un peu crevée, je déambule sans but dans une galerie marchande, au hasard, le Bon Marché et là une maquilleuse-vendeuse m’alpague. 
Ravie de me proposer ses services avec un sourire ultra-bright, elle dégaine son tabouret et se pinceaux. Je ne sais pas dire non, elle ne sait pas lire mon visage, je me retrouve face à face avec moi même.
Moi même sous les spotlights du miroir.
Passer plus de dix minutes face à ce révélateur de défauts non répertoriés me déprime d’avance.
Je vois d’ici mon teint dix fois plus blafard que dans la glace de ma salle de bains.
J’observe deux cavités bleutées sous mes yeux, des cernes sans doute, je ne pensais pas en être dotée.
J’aperçois aussi deux boutons qui ont échappé à ma vigilance.
L’angoisse monte tandis que le pinceau de la maquilleuse-vendeuse s’agite. Quelle drôle d’idée, la voilà qui prend du fard bronze.
La couleur catastrophique sur moi.
Cela dit, c’est elle la pro. Peut-être n’ais-je jamais découvert les capacités délirantes d’un fard bronze sur mes yeux car je ne sais pas le poser.
Faisons confiance aux pros me répète-je comme un mantra.
Peut-être que si je dis quelque chose je n’aurai jamais l’occasion de savoir comment le poser correctement et je gâcherai toutes mes chances d’être au top du make-up tendance cet été.
En tant que journaliste de la presse féminine et donc supposée être fashion jusqu’au bout des cils, je ne peux pas me le permettre.
Alors je la laisse faire.
J’ose à peine regarder l’évolution qui me semble aller de mal en pis.
Puis elle m’annonce triomphante : Voilà, qu’en pensez-vous ? Je réfreine mon envie de pleurer.
Je sors mon plus beau sourire. « C’est parfait » arrive-je à balbutier.
Parfaitement catastrophique oui. J’ai de la chance dans mon malheur, je suis frileuse et donc équipée d’un col roulé.
Je paye à la va vite les produits qu’elle me tend, à part le fard bronze que j’arrive quand même à esquiver.
Je remonte mon col à la Zidane dans la pub Dior et je fonce chez moi sans passer par la case prêt-à-porter, c’est mon banquier qui va être content… Mon banquier ? Tiens tiens… Serait-il de mèche ? Serait-ce un affreux complot ???
































Bizarre que personne n'ai réagit à ce billet ilest très marrant et surtout ,tellement vrai .!
Je trouve cette manière de faire débourser de l'argent agressive et révoltante surtout que apparemment tu n'étais pas du tout satisfaite du résultat .La moindre des choses serait de te demander tes gout .
Personnellement j'évite ce genre de situation en bafouillant que je n'ai pas le temps.