Troisième prix : Deux places pour la "Couturière" le 6 septembre pour Mandala
Son texte est si sincère que l'on ne pouvait que lui accorder ses places
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"Ce fut pendant l’été 1983, dans un downtown de Los Angeles, que j’appris ce qu’était l’Art du burlesque.
Vous voyez, un de ces étés poisseux où la crasse de cette ville empreignait nos os et chaires. Je passais la plus part de mon temps à trainer dans les vidéos clubs, le Saint Crow était mon favoris, aller savoir pourquoi. Le reste de ce temps liquidé, je me laissai entrainer par Bukowski, l’ivrogne, au quatre coin de la ville, à la recherche de fraicheur si on veut. Pas très féminin, mais le L.A Times qui m’avait viré il y a deux semaines de cela, m’avait écrasé et je devais faire face. Bukowski était une pointure, je lui donnai quelques brides de mon temps en échange de découvertes exotiques. C’était ca ou la mort dans un motel glauque du périphérique de toute façon. Nous étions donc un mardi ou un jeudi, qu’importe, lorsque l’ivrogne vint frapper à ma porte. « Bouge ton cul ! J’en ai de bonnes à te montrer ! » Qu’il me dit. Il était très tôt, son habitude en était troublée. Après quinze minutes au bord de sa Ford mustang, il ralentit devant une petite maison de banlieue. Une Marilyn Monroe vint nous ouvrir. Une de plus me dis-je. Son nom c’était Betty. Pas extraordinaire comme fille à première vue, de beaux nibars rien de plus. De toute façon, nous n’ures pas l’occasion de nous attarder sur elle, qu’elle nous entraina dans une arrière pièce, et nous laissa tous les deux seuls sur le divan. Et cela pendant trois quart d’heures. « Qu’est ce qu’elle fait la nénette, hein Charles ? Elle n’se serait pas tailler par hasard ? » « Tscccht, patiente un peu ca en vaut le coup » qu’il me rétorqua.
Bukowski avait l’habitude de m’embarquer dans ses pérégrinations douteuses, sans doute oubliait-il parfois que j’étais une femme, moi aussi d’ailleurs. Je m’étais habituée à ses blagues salaces et ses tapes fraternelles dans le dos et l’idée de vivre avec comme seule préoccupation passer du bon temps, semblait pas si mal. Quelques minutes plus tard, la féline fit son entrée. Mon souffle se coupa à sept reprises. Elle glissa vers la petite scène qu’elle avait aménagée auparavant, le bruit de ses hauts talons vinrent rompre le silence, je retenais mon souffle de plus bel. Je me tournais vers Bukowski, qui était lui aussi cloué sur son siège. Je n’avais plus l’habitude de ressentir quelque chose, hormis pour la bière et c’était surprenant. Ridicule non ? Lorsque la petite lumière rouge de la table de chevet s’alluma je découvris une étrange chevelure noire ébène qui ondulait légèrement, le temps était happé dans cette chevelure, toute la pièce était littéralement englouti par cette chevelure. Son corps entier était dirigé par les mouvements de ses cheveux. Et l’idée de frémir à cause d’un bruit de talonnettes et d’un froissement gants m’apparu comme une ice cream frissonnante. La chevelure continua son show rien que pour nous. Petit à petit elle laissa tombé à terre son gant, son chemisier, ses bas pour faire apparaitre une peau crémeuse et d’un blanc immaculé, acte qui trancha définitivement avec ses sombres cheveux noirs. Puis elle continua d’onduler, tout doucement, la scène dura des siècles, chaque mouvements de sa part prenait une toute autre dimension.
Lorsque le show fut terminé, la jeune fille éteignit la petite lumière, et Bukowski m’entraina à l’extérieur. Il ne m’adresse pas un mot, et nous regagnons tous deux nos motels respectifs.
Une fois rentrée, je tentais de me remémorer l’après midi passée, en vint, les gestes de la ‘soyeuse’ s’estompèrent pas à pas. Je m’endormis donc sur ce sentiment étrange, un léger songe.""
Les gagnantes seront contactées pour savoir comment procéder pour récupérer leurs places.
Pour celles qui souhaiteraient aller voir le spectacle, Gentry de Paris Revue est au Casino de Paris du 7 au 17 septembre.

































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